Poêles et cheminées : les demandes qui finissent en pose
Appels de dépannage, demandes de prix sans suite : les six informations à écrire ce soir, gratuitement, pour attirer les vraies installations.
Novembre, il fait sept degrés dehors, et votre téléphone n'arrête pas. Sauf qu'en fin de journée, vous regardez vos notes et vous vous rendez compte que presque rien là-dedans ne remplira votre planning. Beaucoup de « mon poêle fume, vous pouvez passer demain ? ». Beaucoup de « c'est combien un poêle à granulés ? » suivis d'un silence définitif. Et les vraies installations de la semaine sont parties ailleurs, chez quelqu'un que le client a trouvé avant vous.
Le problème n'est presque jamais votre travail. C'est que rien, en ligne, ne dit à quelle demande vous répondez. Alors tout le monde appelle, et vous passez vos soirées à trier au téléphone ce qui aurait pu se trier avant.
Trois personnes vous appellent en novembre, une seule remplit votre hiver
Elles n'ont rien à voir entre elles.
Il y a celui qui a froid maintenant. Son appareil fume, ne s'allume plus, ou son conduit siffle. Il veut quelqu'un cette semaine. Si vous faites du dépannage, c'est une bonne demande. Si vous ne faites que de la pose, chaque appel de ce type est du temps perdu pour vous comme pour lui.
Il y a celui qui demande un prix et disparaît. Il n'a pas encore décidé, il appelle cinq numéros, il compare des chiffres sans savoir ce qu'ils contiennent. Vous ne le convaincrez pas au téléphone.
Et il y a celui qui a décidé. Il a vu son conduit, il a une idée de son budget, il veut installer avant l'hiver prochain. Il ne cherche pas le moins cher : il cherche quelqu'un de sérieux, dans son secteur, qui fera les choses dans les règles. Celui-là lit avant d'appeler. Et c'est pour lui que vous avez quelque chose à écrire.
Les six lignes qui trient les demandes à votre place
Écrites noir sur blanc, elles font le tri avant que le téléphone sonne.
- Ce que vous installez, précisément. Poêle à bûches, poêle à granulés, insert, foyer fermé, cuisinière, rénovation d'une cheminée existante. Les gens emploient le mot qu'ils connaissent : s'ils ne le lisent pas chez vous, ils supposent que vous ne le faites pas.
- Ce que vous ne faites pas. La ligne la plus rentable des six. Si vous ne dépannez pas les appareils que vous n'avez pas posés, dites-le. Si vous ne créez pas de conduit, dites-le. Si vous ne ramonez pas, dites-le. Vous perdrez des appels que vous auriez refusés de toute façon.
- Votre zone, commune par commune. « Le département et alentours » ne rassure personne. La liste des communes où vous vous déplacez vraiment, oui, parce que le client y lit le nom de la sienne.
- Votre délai du moment. Pas une promesse générale : votre vrai délai, tel qu'il est aujourd'hui. « Installations possibles à partir de février » fait appeler les gens qui peuvent attendre et fait partir ceux qui ne peuvent pas. Les deux vous arrangent. Pensez juste à le corriger quand il bouge.
- Vos qualifications, telles qu'elles sont. Si vous êtes certifié RGE, écrivez-le : beaucoup de clients le vérifient avant de téléphoner. Si vous montez le dossier d'aides avec eux, écrivez-le aussi. Si vous ne le faites pas, dites-le franchement plutôt que de laisser croire le contraire.
- Ce dont vous avez besoin pour chiffrer. Deux photos du conduit et de l'emplacement, la surface à chauffer, le type de logement, l'étage. Un client qui arrive avec ces éléments vous fait gagner une visite, et il se sent pris au sérieux.
Les photos qui font signer, et celles qui ne servent à rien
Votre métier se vend par l'image, mais pas par n'importe laquelle.
Ce qui ne sert à rien : les visuels de catalogue des fabricants, l'appareil sur fond blanc, les belles photos trouvées en cherchant « poêle » sur internet. Le client les a déjà vues dix fois chez vos concurrents, et elles ne prouvent rien sur vous. En plus, ces images ont un propriétaire : le tri à faire est expliqué dans images prises sur internet.
Ce qui fait signer, ce sont vos chantiers finis dans de vraies pièces. Le même angle avant et après. L'habillage, les finitions autour de l'appareil, la sortie en toiture. Et une photo que presque personne ne pense à prendre : le chantier à la fin, protections enlevées, sol propre, cartons partis. C'est celle qui répond à la peur numéro un du client, la poussière et le désordre chez lui pendant trois jours.
Votre soirée de vingt minutes
Rien de ce qui suit ne se paie, et vous pouvez tout faire depuis votre téléphone, ce soir.
- Écrivez les six lignes ci-dessus dans vos notes, en français simple. Vingt minutes, pas plus. Ce texte vous servira partout ensuite.
- Posez-les sur votre fiche d'établissement Google. La description, les prestations, la zone d'intervention, les horaires réels. C'est gratuit, et c'est ce que le client voit en premier.
- Réenregistrez votre répondeur. Trois phrases : qui vous êtes, quand vous rappelez, et ce qu'il faut laisser (nom, commune, type de projet, photo par message si possible).
- Préparez votre réponse type aux demandes de devis. Cinq lignes, que vous collez et adaptez en deux minutes au lieu d'y réfléchir chaque fois : la méthode est détaillée dans la réponse en cinq lignes qui rassure.
- Prenez quatre photos sur votre prochain chantier. Avant, après, finitions, chantier rangé. Demandez l'accord du client, il dit presque toujours oui.
Faites ça et vous changez déjà la nature des appels, avant même d'avoir un site : les gens qui vous joindront sauront ce que vous faites, et les autres ne vous joindront pas.
Quand vous n'avez pas besoin d'un site
Disons-le clairement. Si votre planning est plein jusqu'au printemps et que vous refusez déjà des chantiers, gardez votre argent. Même chose si vous travaillez quasi exclusivement en sous-traitance pour un cuisiniste ou un constructeur, si vous vivez du dépannage sous contrat pour une seule marque, ou si vous passez la main dans l'année. Et si votre vrai problème est le téléphone qui sonne pendant une pose, c'est le répondeur et la fiche Google qui règlent ça, pas un site.
Une page devient utile dans cinq cas : vous venez de vous installer, vous voulez basculer du dépannage vers la pose, vous couvrez un large secteur, vous avez des chantiers à montrer et nulle part pour les montrer, ou vous cherchez un poseur. Le même raisonnement vaut pour les métiers voisins, voir remplir votre saison d'entretiens.
Ce que ça coûte, si vous décidez d'en avoir un
Chez Scalenvia, un site vitrine se paie une seule fois, sans abonnement derrière : à partir de 300 € pour une page unique, de 350 à 500 € pour plusieurs pages. Vous voyez la première version avant de payer quoi que ce soit, elle est livrée en 7 jours ouvrés, et les retouches sont comprises pendant la création puis 30 jours après. Les mises à jour ensuite démarrent à 20 €, ce qui compte dans votre métier où le délai annoncé change plusieurs fois par an. Les détails sont sur la page tarifs et la page services, et la première version se demande ici.
Commencez quand même par les vingt minutes plus haut. Elles ne coûtent rien, elles ne dépendent de personne, et elles règlent la moitié du problème avant que vous ayez sorti votre carte bancaire.
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