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Images prises sur internet : le tri à faire ce soir

Une photo trouvée sur Google n'est pas gratuite. Comment repérer celles qui vous exposent sur votre site, et les remplacer en une soirée, sans rien payer.

Votre site a trois ans. En haut de la page d'accueil, il y a une belle photo : un plan de travail impeccable, une main qui dresse une assiette, ou une camionnette propre sous un ciel bleu. Vous ne l'avez pas prise. Quelqu'un l'a trouvée, un soir, en tapant deux mots dans Google Images, parce qu'il fallait bien mettre quelque chose.

Un jour, un courrier arrive. Une agence, ou le photographe lui-même, constate que sa photo est en ligne chez vous et réclame une somme. Pas de tribunal, pas de convocation : une facture, et la demande de retirer l'image. Vous payez, vous discutez, ou vous refaites la page en urgence. Dans les trois cas, vous y passez du temps que vous n'avez pas.

Ce courrier est rare. Le vrai sujet est ailleurs : ces images ne vous servent à rien. Et le tri qui les élimine est gratuit, et prend une heure au plus.

Ce que « trouvé sur Google » veut vraiment dire

Google Images n'est pas une bibliothèque d'images libres : c'est un moteur de recherche qui montre des photos hébergées ailleurs. Chacune appartient à quelqu'un, et son auteur n'a besoin de rien déclarer pour être protégé. Le simple fait qu'une image soit visible et téléchargeable ne la rend pas utilisable.

Trois idées fausses coûtent cher.

« Libre de droits » ne veut pas dire gratuit. L'expression désigne une licence qu'on achète une fois et qu'on réutilise, pas une photo sans propriétaire.

Une image sans signature n'est pas sans auteur. Beaucoup d'agences retrouvent leurs photos automatiquement, des années après, par comparaison d'images. Recadrer, filtrer ou effacer un filigrane n'arrange rien, au contraire.

Ce n'est pas votre prestataire qui portera la responsabilité. La page est à votre nom, l'établissement est le vôtre, le courrier arrive chez vous. C'est d'ailleurs l'un des signes d'un travail bâclé qu'il vaut mieux repérer tôt.

Les six images à vérifier ce soir

Ouvrez votre site sur votre téléphone, et passez chaque page. Vous cherchez seulement les images dont vous ne sauriez pas dire d'où elles viennent. Six suspects habituels.

  1. La grande photo du haut de la page d'accueil, souvent la plus belle, donc la plus suspecte.
  2. Les photos de métier trop parfaites : l'assiette de chef, l'outil neuf, la salle vide et nickel. Ce ne sont presque jamais les vôtres.
  3. Les visages souriants présentés comme votre équipe. Le pire des cas : un client qui reconnaît une photo vue ailleurs cesse de vous croire.
  4. Les logos de marques que vous distribuez ou réparez. Leur usage dépend des conditions du fabricant, qui les donne en général sur demande.
  5. Les captures de carte collées en image à la place d'un vrai plan.
  6. Les photos laissées par un ancien prestataire, dont vous n'avez ni la facture ni la licence.

Pour chaque image qui vous arrête, faites une recherche inversée : enregistrez l'image, puis demandez à Google Images ou à un outil comme TinEye de la retrouver. Si elle apparaît sur trente autres sites, dont des banques d'images payantes, vous avez votre réponse. Au moindre doute, remplacez : c'est plus rapide que de discuter.

Comment on remplace, gratuitement, en une soirée

Vous avez deux sources, et la première est de loin la meilleure.

Votre téléphone. Votre vitrine, votre atelier, votre salle, vos plats, vos mains au travail, un chantier terminé. Ces photos sont à vous, personne ne vous les réclamera jamais, et elles sont plus efficaces que n'importe quelle image achetée : ce sont justement celles qui font venir des clients. Comptez vingt minutes et de la lumière du jour.

Les banques d'images gratuites, pour ce que vous ne pouvez pas photographier : une texture, un fond, une illustration. Unsplash, Pexels et Pixabay autorisent l'usage professionnel. Deux réserves tout de même : évitez les photos où une personne, un lieu ou une marque sont reconnaissables, et sachez que ces images se repèrent, parce que des milliers de sites les utilisent.

Un geste à prendre pour de bon : créez un dossier « images du site » sur votre ordinateur, et pour chaque image, gardez le fichier d'origine avec la date, le nom du site d'où elle vient et, si vous l'avez achetée, la facture. Cinq minutes aujourd'hui, et vous répondez à n'importe quel courrier en une page.

Il n'y a pas que les images

Trois autres copier-coller se paient de la même façon.

Les textes du concurrent. Copier la page d'un confrère parce qu'elle est bien écrite est visible, deux pages identiques se repèrent en une recherche, et inutile, ses arguments ne sont pas les vôtres. Si la page blanche vous bloque, la méthode pour écrire vos textes en vingt minutes règle le problème mieux qu'un copier-coller.

Les avis clients. Recopier un vrai avis en citant sa source se fait couramment. En inventer un, ou l'enjoliver, est un risque disproportionné pour un paragraphe que personne ne croit. Un avis, c'est la parole de votre client, pas la vôtre.

La musique et les polices. Une musique connue sous une vidéo, une police achetée pour un logo et réutilisée partout, obéissent aux mêmes règles. Au moindre doute, choisissez une option libre et gardez une trace.

Les deux phrases à obtenir de qui fait votre site

Que vous passiez par un indépendant, une agence ou un proche, demandez deux choses par écrit, avant la mise en ligne. Elles ne coûtent rien et vous évitent tout ce qui précède.

« Les images livrées sont utilisables pour mon activité commerciale, et voici, pour chacune, son origine. » Une liste suffit, même sommaire.

« Les textes ont été écrits pour mon établissement, et ne sont repris d'aucun autre site. »

Un professionnel sérieux répond en cinq minutes. Celui qui s'agace ou noie la question vient de vous apprendre quelque chose d'utile. C'est la même logique que les lignes à vérifier sur un devis.

Si vos photos sont les vôtres, vous n'avez rien à acheter

Soyons clairs sur le moment où ça devient un vrai sujet.

Si vos images viennent de votre téléphone, que vous savez d'où vient chaque visuel et que votre site vous plaît : fermez cet article, vous êtes en règle, et il n'y a rien à faire de plus.

Ça mérite d'être traité dans deux cas seulement. Vous avez identifié des images douteuses et vous ne pouvez pas les remplacer vous-même, parce que vous n'avez pas la main sur votre site. Ou votre site date, personne ne sait d'où viennent ses visuels, et le refaire proprement coûtera moins cher que de l'auditer ligne par ligne.

Chez Scalenvia, les images d'un site sont les vôtres, ou viennent de banques libres dont l'origine est notée, et rien n'est mis en ligne avec une photo d'équipe achetée. Un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est publiée pour que vous la regardiez avant tout paiement, les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après, et un remplacement d'image ensuite démarre à 20 €. Le détail est sur la page tarifs et la page services.

Mais commencez par le tri de ce soir. Six images à regarder, une recherche inversée pour celles qui vous arrêtent, et vingt minutes avec votre téléphone demain matin pour les remplacer par les vraies.

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