Maquette de site : quoi vérifier avant de valider
On vous montre une première version de votre site ? La relecture en vingt minutes, point par point, qui évite les regrets et les frais en plus après coup.
Un prestataire vous envoie un lien : « voilà votre site, dites-moi ce que vous en pensez ». Vous l'ouvrez entre deux clients, vous trouvez ça plutôt joli, et vous répondez « c'est bon pour moi ». Trois semaines plus tard, vous découvrez que le formulaire n'arrive nulle part, que vos horaires sont faux et que changer une photo vous est facturé.
Ce moment de validation est le dernier où tout se corrige facilement. Après, ce sont des demandes supplémentaires, parfois payantes, souvent repoussées. La bonne nouvelle : la relecture qui évite ça prend vingt minutes et ne demande aucune compétence technique. Elle vaut pour n'importe quel prestataire, y compris pour le site que vous auriez fait vous-même.
Commencez par votre téléphone, pas par votre ordinateur
C'est la règle qui fait la différence, et presque personne ne l'applique. La majorité de vos visiteurs arrivent sur un téléphone, souvent le soir, souvent avec une connexion moyenne. Relire sur un grand écran ne vous dit rien de ce qu'ils vont vivre.
- Ouvrez le lien sur votre propre téléphone, en données mobiles, pas sur le wifi de la boutique.
- Comptez jusqu'à cinq pendant le chargement. Si vous attendez encore, le problème est réel et il se mesure : le test de trois minutes.
- Regardez la première image sans faire défiler. Doit-on y comprendre en une seconde ce que vous faites et dans quelle ville ? Sinon, le reste ne sera pas lu.
- Appuyez sur votre numéro de téléphone. Il doit lancer l'appel d'un seul doigt, sans que vous ayez à le recopier.
- Appuyez sur l'adresse. Elle doit ouvrir le plan.
- Envoyez-vous un vrai message par le formulaire, avec le mot « test » dans le texte, et vérifiez qu'il arrive dans votre boîte mail, pas seulement qu'un message de remerciement s'affiche. C'est la panne la plus fréquente et la plus coûteuse : les messages que vous ne recevez pas.
Cinq minutes, et vous avez déjà vérifié ce que la plupart des gens valident sans jamais l'essayer.
Relisez les mots avant de juger le design
Le réflexe est de commenter les couleurs. Les couleurs se changent en cinq minutes, les textes décident de l'appel. Lisez vos pages à voix haute, c'est le détecteur le plus fiable qui existe.
Trois choses à traquer. D'abord les phrases creuses : « acteur incontournable », « solutions sur mesure », « passion et savoir-faire ». Elles pourraient être sur le site de n'importe qui, donc elles ne disent rien de vous. Remplacez-les par du concret : depuis quand vous exercez, ce que vous faites exactement, dans quelles communes, ce que vous ne faites pas.
Ensuite les promesses que vous ne pouvez pas tenir : « intervention en trente minutes », « devis sous vingt-quatre heures », « satisfait ou remboursé ». Si ce n'est pas vrai les mauvais jours, cela vous reviendra en avis négatif.
Enfin les informations fausses par recopie : horaires d'il y a deux ans, ancienne adresse, prix qui ont changé, prestations que vous ne proposez plus. Vérifiez aussi l'orthographe de votre propre nom commercial et celle des communes. Si les textes ont un air de déjà-vu et parlent de tout le monde, les signes sont décrits ici : sept signes d'un travail bâclé.
Les oublis qui coûtent cher plus tard
Ce sont les points invisibles à l'œil, et ceux qu'on regrette.
- Les mentions légales et la page de confidentialité doivent exister et porter vos vraies informations (nom, statut, numéro d'identification, hébergeur). Une page vide ou remplie de texte d'exemple est un problème pour vous, pas pour le prestataire.
- Vos coordonnées doivent être identiques partout : sur le site, sur votre fiche Google, sur vos réseaux. Trois versions différentes d'un même numéro, et aucune n'est crue.
- Les photos doivent être les vôtres ou être libres d'usage. Une photo prise ailleurs sur internet engage votre responsabilité, pas celle du prestataire.
- Le nom de domaine doit être à votre nom, et les accès doivent vous revenir. C'est le point qui bloque les gens des années plus tard : cinq vérifications de propriété.
- Demandez qui peut modifier quoi, et à quel prix, avant de valider. Changer un horaire, ajouter une photo, remplacer un texte : combien, sous quel délai, compris ou facturé. La réponse doit être écrite, pas promise au téléphone.
Ce qu'une maquette ne peut pas vous dire
Soyez tranquille sur ce point, personne ne peut le savoir à ce stade. Une première version ne dit rien de votre position dans Google, ni du nombre de clients qu'elle amènera. Quiconque vous garantit une place en tête à la livraison vous raconte une histoire. Ce qui se juge à la validation, c'est uniquement ceci : est-ce que l'information juste est là, lisible sur un téléphone, et est-ce qu'on peut vous joindre en un geste. Le reste se mesure après, sur quelques semaines, avec le test d'un mois.
Deux conseils de bon sens pour finir la relecture. Rassemblez toutes vos remarques dans un seul message numéroté, page par page, plutôt qu'en six textos étalés sur trois jours : vous serez servi plus vite et plus précisément. Et gardez pour vous les remarques de goût qui ne changent rien pour un client pressé, elles consomment des tours de correction que vous préférerez garder pour ce qui compte.
Pourquoi vous devriez voir avant de payer
Un point qui vous protège quel que soit votre prestataire : exigez de voir une version en ligne avant de sortir votre carte. Tant que vous payez d'abord et découvrez ensuite, le rapport de force n'est pas de votre côté.
C'est la raison pour laquelle, chez Scalenvia, la première version est mise en ligne et se regarde avant tout paiement. Les révisions sont comprises pendant la création et pendant les 30 jours qui suivent, et un site vitrine se paie une seule fois : 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement. Les mises à jour ultérieures démarrent à 20 €, le détail figure sur la page tarifs. Et si ce que vous avez sous les yeux aujourd'hui vient d'ailleurs et vous convient, gardez-le : cette relecture vous aura servi autant.
Votre relecture, ce soir
Le téléphone en données mobiles, l'appel et le plan testés d'un doigt, un message envoyé par le formulaire, les textes lus à voix haute, les mentions légales ouvertes, le domaine à votre nom, les tarifs de modification écrits noir sur blanc. Vingt minutes. Si vous prenez ces vingt minutes avant de dire « c'est bon pour moi », vous ne ferez pas partie de ceux qui découvrent le problème trois semaines trop tard. Et si vous n'avez pas encore de maquette à relire, cette liste est aussi celle des questions à poser avant de signer, à côté des sept lignes d'un devis.
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Et si on parlait du vôtre ?
Une première version de votre site, créée et présentée en ligne avant tout paiement. Elle vous plaît, on continue. Sinon, vous ne devez rien.
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