Votre site vous rapporte-t-il ? Le test d'un mois
Quatre semaines, un carnet et une question posée à chaque client. La méthode gratuite pour savoir si votre site vous apporte du travail, ou rien du tout.
Vous avez un site. Vous ne savez pas vraiment s'il sert à quelque chose. Quand on vous demande combien il vous rapporte, vous répondez « je ne sais pas trop », et vous changez de sujet parce que la question est désagréable.
Elle est pourtant la seule qui compte. Tant que vous n'avez pas la réponse, vous ne pouvez rien décider : ni le refaire, ni le laisser tel quel, ni payer quoi que ce soit pour l'améliorer. La bonne nouvelle, c'est que la réponse s'obtient en quatre semaines, gratuitement, sans installer le moindre outil.
Pourquoi vous n'en savez rien, et ce n'est pas votre faute
Dans un commerce, on voit la caisse. Sur internet, la chaîne est invisible : quelqu'un cherche, trouve votre site, note votre numéro, appelle deux jours plus tard depuis sa voiture. Au moment où le téléphone sonne, plus rien ne rattache cet appel à votre site.
C'est pour ça que la plupart des patrons jugent leur site au ressenti. Et le ressenti se trompe presque toujours dans le même sens : on surestime ce qu'on a payé cher et on sous-estime ce qui marche discrètement.
Les outils de mesure existent, mais ils comptent des visites, pas des clients. Trois cents visiteurs qui repartent aussitôt valent moins qu'un seul appel qui se transforme en chantier. Vous n'avez donc pas besoin d'un outil : vous avez besoin d'une question.
La question à poser à chaque nouveau client
Pendant quatre semaines, à chaque nouvelle personne qui vous contacte ou qui pousse votre porte, posez cette question, à voix haute, sur le ton de la conversation :
« Au fait, vous m'avez trouvé comment ? »
C'est tout. Pas de questionnaire, pas de formulaire. La question passe très bien, les gens répondent volontiers, et vous en apprenez plus en un mois que depuis que votre site est en ligne.
Notez la réponse tout de suite, pas le soir. Une note épinglée sur votre téléphone, ou un carnet près de la caisse, avec six lignes préparées :
- Bouche-à-oreille, on m'a parlé de vous
- Google, en cherchant votre métier et votre ville
- Google, en cherchant votre nom
- Réseaux sociaux
- En passant devant
- Autre
Un bâton à chaque fois. Quand la personne répond « sur internet », creusez un peu : « vous cherchiez mon nom, ou vous cherchiez un plombier ? » La différence entre ces deux réponses est la chose la plus utile que vous apprendrez ce mois-ci.
Les trois chiffres gratuits que vous avez déjà
En parallèle, et sans rien payer, vous disposez de trois compteurs que vous n'avez peut-être jamais ouverts.
- Les statistiques de votre fiche Google. Elles vous donnent le nombre d'appels passés depuis la fiche, de demandes d'itinéraire et de clics vers votre site. C'est la mesure la plus proche d'un vrai client. Si votre fiche n'apparaît pas, commencez par ces six causes, sinon vous mesurerez le vide.
- Les messages de votre formulaire de contact. Comptez-les, simplement. Et surtout, vérifiez qu'ils arrivent : envoyez-vous une demande depuis votre propre site et regardez si vous la recevez, indésirables compris. Beaucoup de sites en perdent sans que personne ne s'en aperçoive, pour des raisons très banales.
- Votre journal d'appels. Sur votre téléphone, comptez les numéros inconnus entrants sur quatre semaines. C'est grossier, mais c'est un repère, et vous l'avez déjà.
Quinze minutes en tout, une fois par semaine. Mettez un rappel le vendredi.
Ce que vous saurez au bout de quatre semaines
À la fin du mois, regardez vos bâtons. Quatre situations reviennent, et chacune appelle une décision différente.
Presque tout en bouche-à-oreille, rien par internet. Votre site ne travaille pas, mais ce n'est pas forcément lui le problème : vérifiez d'abord que vous êtes trouvable. Tapez votre métier et votre ville en navigation privée sur votre téléphone, puis tapez votre nom. Si vous n'apparaissez nulle part, c'est un sujet de visibilité, pas un sujet de site.
Beaucoup de « Google, votre nom ». Ce sont des gens à qui on a parlé de vous et qui vérifient avant d'appeler. Votre site sert de carte de visite, et son travail est de rassurer : tarifs, zone d'intervention, photos réelles, horaires justes. C'est le cas le plus fréquent chez un établissement local, et c'est là qu'un site correct rapporte le plus vite.
Beaucoup de « Google, votre métier ». Vous êtes trouvable par des gens qui ne vous connaissaient pas, ce qui est le plus difficile à obtenir. Ne touchez à rien sans réfléchir, et surtout ne refaites pas votre site en changeant toutes ses adresses de pages sans précaution.
Peu de contacts, toutes origines confondues. Le problème est en amont de votre site. Fiche Google, avis, horaires justes : ce sont eux qu'il faut traiter en premier, et ils sont gratuits.
Les trois erreurs à éviter avec ces chiffres
- Conclure sur une petite semaine. Trois contacts ne disent rien. Quatre semaines complètes, c'est le minimum, et un mois de vacances ne compte pas.
- Confondre visites et clients. Un compteur qui monte ne vous nourrit pas. Le seul chiffre qui compte est le nombre de gens qui vous ont appelé, écrit, ou poussé la porte.
- Croire qu'on peut vous garantir une place sur Google. Personne ne le peut, et quiconque vous le promet vous raconte une histoire. Ce qui se travaille sérieusement, c'est d'être trouvable sur votre nom, votre métier et votre ville.
Quand vos bâtons disent qu'il faut changer quelque chose
Si votre mois de comptage montre que les gens vous cherchent, vous trouvent, et vous appellent, ne changez rien. Votre site fait son travail, gardez votre argent pour autre chose.
Le sujet ne se pose vraiment que dans deux cas : quand les gens vous trouvent mais n'appellent pas, ce qui est un problème de contenu et de confiance, et quand votre site est à ce point dépassé qu'il vous dessert auprès de ceux qui vérifient votre nom.
Chez Scalenvia, dans ce cas, un site vitrine se paie une seule fois : 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Vous voyez une première version gratuitement, avant tout paiement, ce qui vous permet de juger sur pièce au lieu de nous croire sur parole. Les montants sont sur la page tarifs et les options, comme le rapport de visibilité mensuel, sur la page services.
Mais commencez par la question. Demain matin, au premier client : « vous m'avez trouvé comment ? » Dans un mois, vous saurez.
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