Bandeau cookies : quand votre site n'en a pas besoin
Comment savoir en dix minutes si votre site dépose des traceurs, ce que la loi demande vraiment, et pourquoi un bandeau inutile vous coûte des visiteurs.
Un jour, quelqu'un vous appelle : votre site serait « non conforme », vous risqueriez une amende, et par chance votre interlocuteur a la solution, pour un abonnement mensuel. Ou bien vous avez simplement vu ce bandeau gris sur tous les sites, et vous vous demandez si le vôtre devrait en avoir un.
La réponse tient en une phrase : ça dépend entièrement de ce que votre site dépose sur le téléphone du visiteur. Beaucoup de sites de commerces locaux ne déposent rien du tout, et n'ont donc rien à demander à personne. Savoir dans quel cas vous êtes prend dix minutes et ne coûte rien.
Ce que la règle demande, en clair
Le principe est simple : avant de déposer sur l'appareil d'un visiteur un traceur qui n'est pas indispensable au site, il faut son accord. Et il doit pouvoir refuser aussi facilement qu'accepter.
Ce qui est indispensable ne demande aucun accord : garder une session ouverte, retenir la langue choisie, mémoriser un panier, protéger un formulaire contre les robots. Un site vitrine qui affiche vos services, vos horaires et un formulaire tourne très bien sans rien de plus.
Ce qui demande un accord, c'est tout ce qui observe ou suit le visiteur : mesure d'audience branchée à un service extérieur, pixel publicitaire, bouton de réseau social, vidéo intégrée depuis une plateforme, carte intégrée, bulle de messagerie en direct. Dans ce cas, le bandeau n'est pas une décoration : il sert à obtenir cet accord avant que le traceur se pose.
En cas de doute sur votre cas précis, le site de la CNIL donne les règles officielles, gratuitement. C'est la seule source qui vaut, sûrement pas la personne qui vous appelle pour vous vendre un abonnement.
Le test de dix minutes, sans compétence technique
Pas besoin d'outil ni de prestataire pour savoir si votre site pose des traceurs : dans la plupart des cas, les coupables se voient à l'œil nu. Ouvrez votre site sur votre téléphone, page par page, et cherchez ces cinq choses.
- Une vidéo intégrée qui se joue directement dans la page, au lieu d'un lien qui ouvre la plateforme.
- Une carte interactive intégrée, celle qu'on peut faire glisser avec le doigt, au lieu d'un simple lien « itinéraire ».
- Un bouton ou un encart de réseau social qui affiche votre nombre d'abonnés ou vos dernières publications.
- Une bulle de messagerie en bas à droite, souvent installée un jour puis jamais relevée.
- Un compteur de visites ou un badge d'outil de statistiques, visible en bas de page sur les sites plus anciens.
Si vous n'en trouvez aucune, il reste une seule question à poser à la personne qui gère votre site : « est-ce que mon site utilise un outil de mesure d'audience ? ». Une ligne de réponse suffit. Si personne ne sait répondre, c'est déjà une information.
Les trois situations possibles
Votre site ne pose aucun traceur. C'est le cas le plus fréquent pour un site vitrine simple et récent. Vous n'avez pas besoin de bandeau. Il vous faut en revanche des mentions légales correctes et une page qui explique ce que deviennent les messages envoyés par votre formulaire. C'est le vrai sujet, et ce qui doit y figurer tient en une page.
Votre site mesure son audience, et rien d'autre. Une mesure d'audience configurée assez sobrement peut être dispensée de bandeau, mais les conditions sont précises et c'est à celui qui gère l'outil de les respecter. Posez-lui la question par écrit. Sans réponse nette, considérez que vous êtes dans le cas suivant.
Votre site intègre de la publicité, du réseau social, de la vidéo ou du chat. Là, un bandeau est nécessaire, et il doit vraiment fonctionner : refus aussi simple qu'acceptation, et aucun traceur déposé avant le choix du visiteur.
Le bandeau qui fait plus de mal que de bien
Posé par réflexe, un bandeau se retourne souvent contre vous.
Il arrive qu'il apparaisse sur un site qui ne pose aucun traceur : vous demandez une autorisation pour rien, en inquiétant votre visiteur dès la première seconde. Pour un commerce local, c'est un très mauvais premier contact.
Il arrive aussi qu'il recouvre la moitié de l'écran d'un téléphone, en cachant justement votre numéro et vos horaires. Le visiteur ne lit pas, il ferme. Ce détail pèse autant qu'un site lent sur mobile.
Dernier cas, le plus courant : un gros bouton « J'accepte » sans vrai bouton de refus, posé par-dessus des traceurs qui se déclenchent de toute façon. Vous avez l'inconvénient sans le bénéfice.
Ce que vous pouvez corriger ce soir, gratuitement
Rien de ce qui suit ne demande d'acheter quoi que ce soit, et l'ensemble tient en vingt minutes.
- Remplacez la vidéo intégrée par une image cliquable qui ouvre la plateforme dans un nouvel onglet. Vous perdez zéro visiteur, votre page s'affiche plus vite, et le traceur disparaît.
- Remplacez la carte intégrée par un lien « itinéraire » vers votre fiche. C'est d'ailleurs ce que vos clients utilisent vraiment pour trouver votre porte.
- Supprimez la bulle de messagerie que vous ne relevez jamais. Un message sans réponse fait plus de dégâts qu'un bouton absent.
- Retirez les encarts de réseaux sociaux et gardez un lien texte vers votre page. Le résultat est le même pour le visiteur.
- Vérifiez que vos mentions légales existent et que le nom, le statut et l'adresse qui y figurent sont les bons. Une page de mentions légales oubliée depuis la création est plus risquée qu'un bandeau manquant.
- Notez qui gère votre site et où arrivent les messages de votre formulaire. Le jour où on vous pose la question, vous aurez la réponse en dix secondes.
Si vous ne faites que les deux premiers points, votre site sera plus rapide et vous aurez supprimé l'essentiel du problème, sans rien dépenser.
Quand ça justifie de payer quelqu'un
Soyons francs, parce que ce sujet est devenu un argument de vente commode.
Si votre site ne pose aucun traceur et que vos mentions légales sont justes, vous n'avez rien à acheter, ni chez nous ni ailleurs. Et si quelqu'un vous appelle en agitant une amende, les cinq questions qui coupent court suffisent à mettre fin à la conversation.
Ça devient un vrai sujet dans deux cas. Vous ne pouvez pas changer une ligne sur votre site sans demander à quelqu'un qui ne répond plus. Ou votre site est si ancien qu'il accumule des outils que personne n'a jamais retirés, et repartir propre coûte moins cher que les traquer un par un.
Chez Scalenvia, les mentions légales et la page de confidentialité font partie du site, pas d'une option, et les sites sont construits sans traceur publicitaire par défaut. Un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne pour que vous la regardiez sur votre téléphone avant de payer quoi que ce soit, les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après, et une modification ensuite démarre à 20 €. La grille est sur la page tarifs, les options sur la page services, et les sites livrés sur la page réalisations.
Mais commencez par le test de dix minutes. Il y a de bonnes chances que votre conclusion soit : rien à faire, rien à payer.
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