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Vous avez une page Facebook : faut-il un site en plus ?

Votre page fait peut-être déjà le travail. Le test de quinze minutes qui le dit, et les quatre cas où elle finit par vous coûter des clients.

C'est la question qui revient le plus souvent, et elle est posée de travers. Elle n'est pas « faut-il un site ». Elle est : qu'est-ce que ma page ne fait pas, et est-ce que ça me coûte de l'argent ?

Personne ne peut y répondre à votre place depuis un bureau. Vous, si, ce soir, en un quart d'heure. Voici comment, puis ce que vous en faites selon le résultat, y compris quand le résultat est « ne changez rien ».

Ce qu'une page fait bien, et qu'on vous dira rarement

Commençons par le compliment, parce qu'il est mérité. Une page de réseau social bien tenue fait trois choses qu'un site fait mal : elle montre que vous êtes vivant (une photo de la semaine vaut tous les textes), elle permet aux gens de partager votre nom à leurs amis en deux secondes, et elle ramène les mêmes clients vers vous sans que vous payiez quoi que ce soit.

Si vous publiez régulièrement, si des gens commentent, si le téléphone sonne derrière, votre page travaille. Ne laissez personne vous dire qu'elle ne sert à rien pour vous vendre autre chose.

Le test de quinze minutes, avec le téléphone d'un proche

Prenez quelqu'un qui ne connaît pas votre affaire : un voisin, votre beau-frère, un ami de passage. Donnez-lui son propre téléphone, pas le vôtre, et demandez-lui de trouver cinq choses en partant simplement de votre nom. Vous le regardez faire, sans l'aider, et vous chronométrez.

  1. Vos horaires d'aujourd'hui. Pas ceux affichés il y a six mois : ceux d'aujourd'hui.
  2. Un ordre de prix. Combien coûte votre prestation la plus courante ?
  3. Comment vous joindre sans créer de compte. Un numéro sur lequel on appuie, pas un bouton qui demande une connexion.
  4. Où vous êtes exactement, et si vous vous déplacez, jusqu'où.
  5. Ce que vous faites précisément. Demandez-lui de vous le redire avec ses mots à la fin.

Chaque réponse qu'il ne trouve pas en moins de deux minutes est un client qui part ailleurs. Notez lesquelles. Cette liste vaut plus que n'importe quel avis d'agence, parce qu'elle vient de quelqu'un qui a cherché pour de vrai.

Les quatre limites qui finissent par coûter cher

Elle ne vous appartient pas. Le compte qui administre la page peut être bloqué, piraté, ou simplement perdu quand la personne qui l'avait créée n'est plus là. Les règles changent sans vous demander votre avis. Ce n'est pas une raison suffisante pour dépenser, mais c'est une raison suffisante pour ne pas mettre toutes vos informations à un seul endroit. Cinq vérifications gratuites disent ce qui est vraiment à vous.

Le contenu s'enfonce. Vos tarifs publiés en mars sont quarante publications plus bas. Une page de réseau est un fil : tout y descend. Un client qui cherche une information stable, comme vos prestations ou vos prix, ne la trouve pas, même si vous l'avez publiée.

Elle demande souvent un compte. Une partie de vos clients n'ont pas l'application, ne veulent pas se connecter, ou ne savent pas répondre à un message privé. Ils ne vous le diront jamais : ils renoncent, simplement.

Elle ne remplace pas votre fiche Google. C'est le point le plus important, et le plus mal compris. Quand quelqu'un tape votre métier et votre ville, c'est la fiche d'établissement qui sort en premier, avec les horaires, les avis et l'itinéraire. Une page de réseau ne joue pas dans cette course.

Faites ces cinq choses avant de payer quoi que ce soit

Toutes gratuites, toutes faisables ce soir, et elles corrigent la moitié des échecs du test.

  1. Créez ou complétez votre fiche Google d'établissement. C'est gratuit et c'est la première chose que voient les gens qui ne vous connaissent pas encore. Si elle existe déjà mais n'apparaît pas, six causes très concrètes couvrent presque tous les cas.
  2. Épinglez en haut de votre page une publication « infos pratiques ». Horaires, adresse, numéro, fourchettes de prix, moyens de paiement. Vous la mettez à jour trois fois par an, et elle ne descend jamais.
  3. Remplissez la rubrique « à propos ». Numéro cliquable, adresse écrite en entier, zone couverte en noms de communes. C'est le premier endroit où l'on va quand on cherche à vous joindre.
  4. Testez votre propre bouton d'action. Celui qui dit « Appeler » ou « Envoyer un message ». Appuyez dessus depuis un autre téléphone, pas le vôtre. Il arrive souvent qu'il ne mène nulle part, et depuis longtemps.
  5. Préparez une réponse type aux messages. Cinq lignes qui redonnent prix, délai et prochaine étape. Vous la collerez dix fois par semaine, et une bonne réponse rassure plus que n'importe quelle page.

Refaites le test avec un autre proche dans quinze jours. Si les cinq réponses sortent maintenant en moins de deux minutes, votre problème était l'information manquante, pas le site.

Gardez votre argent si vous êtes dans un de ces cas

Il y a des situations où payer un site ne changera rien à votre mois prochain, et autant le dire franchement.

Si vous vendez quelque chose qui ne s'explique pas (un pain, un café, une coupe sans rendez-vous), si vos clients sont tous à pied dans le quartier, si votre fiche Google est complète et bien notée, si votre planning est déjà plein : ne dépensez pas. Un site ne remplit pas un agenda qui déborde. Refaites le test dans six mois.

Si vous avez un doute sur ce que votre présence actuelle vous rapporte déjà, il existe un test d'un mois qui répond, sans rien acheter.

Les trois cas où un site devient vraiment utile, et son prix

Il y en a trois, pas trente.

Vous vendez une prestation qui se décide en lisant, pas en regardant : devis, accompagnement, travaux, soin, formation. Les gens ont besoin de comprendre avant d'appeler, et ça ne tient pas dans un fil de publications.

Vous travaillez sur plusieurs communes, ou sur plusieurs métiers, et vous avez besoin d'une page stable par sujet.

Vous voulez que vos informations vous appartiennent, et qu'elles restent en ligne même le mois où vous ne publiez rien.

Dans ces cas-là, une page unique et claire coûte 300 €, payés une seule fois, sans abonnement, livrée en 7 jours ouvrés. Plusieurs pages, 350 à 500 €, même principe. Vous voyez une première version complète, avec vos textes et vos photos, avant de payer, et vous gardez la main pour la refuser. Le détail est sur les services et les tarifs, et cette première version se demande sans engagement.

Et gardez votre page. Elle n'est pas le concurrent d'un site, elle en est le haut-parleur.

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