Opticien : les trois questions qui font venir en magasin
Votre futur client a une ordonnance en poche et son téléphone en main. Les trois réponses à écrire ce soir, gratuitement, pour qu'il pousse votre porte.
Quelqu'un sort de chez l'ophtalmologiste avec une ordonnance. Ou il s'assoit sur une branche de lunettes. Dans les deux cas, il ne va pas marcher dans la rue en regardant les vitrines : il tape « opticien » et le nom de sa ville sur son téléphone, il regarde deux ou trois résultats, et il décide. Vous n'êtes pas encore au courant qu'il existe, et tout est déjà joué.
Ce qui se joue pendant ces trente secondes n'a rien à voir avec vos montures ni avec votre savoir-faire. Il cherche trois réponses, et il choisit celui qui les donne. Ces trois réponses s'écrivent ce soir, en vingt minutes, sans rien acheter.
Les trois questions auxquelles personne ne répond
Posez-vous la question honnêtement : si un inconnu cherche votre métier dans votre ville, est-ce qu'il trouve ces trois choses écrites noir sur blanc ?
« Est-ce que ça va me coûter quelque chose ? » C'est la première, et de loin. Ce n'est pas le prix de la monture qui l'inquiète, c'est l'inconnu : il ne sait pas ce que sa mutuelle prend, ni ce qu'il devra sortir au comptoir. La plupart des gens repoussent le renouvellement de leurs lunettes pour cette seule raison. Si votre page dit simplement que vous faites un devis gratuit avec sa carte de mutuelle, qu'il n'a rien à avancer quand la prise en charge le permet, et que vous proposez des équipements sans reste à charge, vous venez de désamorcer la seule vraie objection.
« Faut-il un rendez-vous, ou je peux passer ? » Un commerçant trouve la réponse évidente. Le client, non. Dans le doute, il appelle, et s'il n'a pas le temps d'appeler, il va ailleurs. Une phrase règle le sujet : « sans rendez-vous pendant nos horaires, et sur rendez-vous pour un examen de vue, créneau possible le jour même ».
« Combien de temps pour avoir mes lunettes ? » Et sa version urgente : « ma branche est cassée, vous pouvez faire quelque chose aujourd'hui ? ». C'est la question la plus rentable de votre métier, parce que celui qui entre pour un resserrage gratuit revient acheter une paire six mois plus tard. Si vous réparez, nettoyez, changez les plaquettes sans facturer, écrivez-le. C'est l'argument le plus fort que vous avez, et il ne coûte rien.
Les vingt minutes de ce soir
Tout ce qui suit est gratuit et se fait depuis votre téléphone, sur votre canapé.
- Tapez votre métier et votre ville, comme un client. Regardez ce qui sort avant vous, et surtout ce que votre propre fiche affiche. C'est votre véritable page d'accueil : beaucoup de gens décident sans jamais ouvrir votre site.
- Corrigez vos horaires, y compris la fermeture du lundi matin et les congés. Un horaire faux est la façon la plus sûre d'envoyer quelqu'un devant une porte fermée, et il ne reviendra pas.
- Remplissez les zones vides de votre fiche Google. La description, les services, le lien de contact. Elles sont souvent laissées blanches, et ce sont quatre zones qui coûtent cher.
- Écrivez les trois réponses ci-dessus, une fois, en six lignes maximum. Collez-les en haut de la page d'accueil de votre site et dans la description de votre fiche. Pas au milieu d'un paragraphe sur la santé visuelle : en haut, visibles sans faire défiler.
- Ajoutez trois photos prises au téléphone, en pleine journée : la vitrine depuis le trottoir, l'intérieur du magasin, l'espace où l'on essaie. Ce sont elles qui disent si votre boutique est accueillante, et pas les visuels fournis par les marques. Les photos qui font venir ne sont pas celles qu'on croit.
- Demandez trois avis cette semaine, aux clients qui sortent contents de leur essai. Dans le choix entre deux opticiens d'une même rue, c'est souvent ce qui tranche, et ça se demande sans gêner personne.
Si vous ne faites que les deux premiers points, vous aurez déjà corrigé la majorité du problème. Et vous n'aurez rien dépensé.
Ce qui ne sert à rien sur un site d'opticien
Trois choses coûtent du temps ou de l'argent sans rien rapporter.
Le catalogue complet des montures. Impossible à tenir à jour, et personne ne choisit une monture sur un écran de téléphone : on choisit en l'essayant devant une glace. Trois ou quatre photos de vos marques phares suffisent à montrer le style de la maison.
Les textes de santé visuelle recopiés partout. La myopie, la lumière bleue, la presbytie : ces paragraphes existent sur des milliers de sites, mot pour mot. Ils ne vous distinguent de personne et ne répondent à aucune des trois questions.
Les visuels de mannequins fournis par les marques. Ils disent au client qu'il verra la même chose partout ailleurs. Une photo de votre magasin, même imparfaite, vaut mieux.
Le test d'une semaine, sur un carnet
Avant de dépenser quoi que ce soit, mesurez. Posez un carnet près de la caisse et notez une ligne par personne qui entre : « passait devant », « Google », « recommandé », « déjà client ». Trois secondes, pendant sept jours.
Au bout d'une semaine, vous saurez quelque chose que personne ne peut vous vendre : si votre visibilité en ligne vous amène des gens, ou si tout votre monde vient du trottoir. Dans le second cas, votre priorité n'est pas un site, c'est votre fiche Google et votre vitrine. C'est la même méthode que le test d'un mois, en version courte.
Quand investir, et quand garder votre argent
Soyons clairs sur le moment où la carte bancaire sort.
Si votre fiche Google est complète, vos horaires justes, vos avis récents, et que votre téléphone sonne assez pour remplir vos journées : gardez votre argent. Vous n'avez pas de problème de site, et personne ne devrait vous convaincre du contraire.
Ça devient un vrai sujet dans trois cas. Vous n'avez aucun site, donc rien à montrer au client qui veut vérifier avant de venir. Votre site existe mais il est illisible sur un téléphone, ce qui est le cas de la plupart des sites de plus de cinq ans. Ou vous ne pouvez pas y changer une ligne sans demander à quelqu'un, ce qui veut dire que vos horaires de Noël y seront encore en mars.
Chez Scalenvia, un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet de plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne pour que vous la regardiez sur votre téléphone avant de payer quoi que ce soit, les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après, et les mises à jour ensuite démarrent à 20 €. Si c'est votre fiche Google qui est le point faible, sa reprise en main est une option à 149 €, payée une fois. La grille complète est sur la page tarifs, les options sur la page services, et les sites déjà livrés sur la page réalisations.
Mais commencez par les trois réponses et par vos horaires. C'est gratuit, c'est ce soir, et c'est ce qui change le plus pour le client qui tient une ordonnance dans une main et son téléphone dans l'autre.
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