Nouveau site : les 6 choses à sauver de l'ancien
Changer de site fait perdre des clients quand on oublie six détails. La liste à préparer avant la bascule, et le test de dix minutes du jour J.
Changer de site paraît simple : l'ancien s'éteint, le nouveau s'allume, il est plus joli. Dans les faits, c'est le moment où des choses disparaissent sans que personne ne le remarque avant plusieurs semaines. Un client qui clique sur un vieux lien et tombe sur une page d'erreur. Des messages de contact qui partent dans le vide. Une adresse e-mail qui ne reçoit plus rien.
Rien de tout ça n'est une fatalité, et rien de tout ça ne demande de compétence technique. Il suffit d'avoir écrit la liste avant. Voici les six choses à sauver, l'inventaire à faire ce soir, et le test de dix minutes à passer le jour de la bascule.
Ce qui disparaît le jour du changement
Un site n'est pas qu'un design. C'est aussi un ensemble de fils branchés : votre nom de domaine, vos adresses e-mail, les adresses de chacune de vos pages, la destination de votre formulaire, les liens que d'autres sites font vers vous. Quand on remplace le site sans s'occuper des fils, le design est neuf et la moitié des branchements pendent dans le vide.
Le problème n'apparaît pas tout de suite. Vous regardez la nouvelle page d'accueil, elle est belle, tout va bien. Ce sont les visiteurs arrivant par un vieux lien, un annuaire ou un ancien e-mail qui se heurtent au trou, et ils ne vous préviennent jamais.
Les six choses à sauver
1. Le nom de domaine et ce qui y est attaché. Votre adresse en ligne, mais aussi les adresses e-mail qui finissent par ce nom. Changer de site ne doit jamais faire perdre votre messagerie. Vérifiez au passage à quel nom le domaine est enregistré : si vous n'en êtes pas sûr, faites d'abord les cinq vérifications de propriété.
2. Les adresses de vos anciennes pages. Chaque page de votre site a une adresse écrite dans la barre du navigateur. Si la page « nos tarifs » change d'adresse et que personne ne prévoit de renvoi automatique (on appelle ça une redirection), tous ceux qui avaient ce lien arrivent sur une erreur. Notez les adresses de toutes vos pages actuelles.
3. Les textes qui marchaient déjà. Vous avez sûrement une phrase, un paragraphe de présentation ou une liste de prestations qui a amené des appels pendant des années. Ne les laissez pas se perdre dans le grand ménage. Copiez-les dans un document avant de toucher à quoi que ce soit.
4. Vos photos en version d'origine. Les images publiées sur un site sont réduites pour s'afficher vite. Récupérer celles de l'ancien site donne des photos de mauvaise qualité. Retrouvez les originales dans votre téléphone ou sur votre ordinateur, ce sont elles qu'il faut fournir.
5. La destination de votre formulaire de contact. Sur quelle boîte e-mail arrivent les messages aujourd'hui ? Est-ce une adresse que vous relevez encore ? C'est la panne la plus fréquente et la plus coûteuse après une refonte, détaillée dans les messages que vous ne recevez pas.
6. Les sites qui parlent de vous. Annuaires, office de tourisme, fédération de votre métier, partenaires, article de presse locale. Ils pointent vers votre ancienne adresse. Faites-en la liste, vous aurez besoin de les prévenir.
Votre inventaire de vingt minutes, ce soir
Un bloc-notes ou une note sur votre téléphone suffit. Vous n'avez besoin d'aucun accès technique.
- Listez vos pages. Parcourez votre site actuel et notez le titre et l'adresse de chaque page. La plupart des sites d'établissement local en ont entre trois et huit, c'est vite fait.
- Envoyez-vous un message test depuis votre propre formulaire de contact. Notez dans quelle boîte il arrive. S'il n'arrive nulle part, vous venez de trouver un problème qui existait déjà avant la refonte.
- Notez la date de renouvellement de votre nom de domaine et l'adresse e-mail qui reçoit les rappels. Si c'est celle d'un ancien prestataire, c'est à régler maintenant, pas le jour de la bascule.
- Tapez le nom de votre établissement dans un moteur de recherche et notez les cinq premiers sites, autres que le vôtre, qui affichent votre adresse ou votre lien. Ce sont eux qu'il faudra mettre à jour.
- Rassemblez vos textes et vos photos d'origine dans un seul dossier.
Cette liste vaut autant si vous confiez le travail à quelqu'un que si vous le faites seul : c'est exactement ce qu'un prestataire sérieux vous demandera, et son absence est ce qui fait déraper les refontes.
Le test de dix minutes, le jour de la mise en ligne
Le nouveau site est en ligne. Avant de souffler, prenez votre téléphone, en données mobiles, pas sur le wifi du local.
- Ouvrez trois anciennes adresses notées dans votre inventaire. Chacune doit vous amener quelque part, pas sur une erreur.
- Envoyez un message depuis le nouveau formulaire et vérifiez qu'il arrive.
- Envoyez-vous un e-mail sur votre adresse professionnelle, puis répondez depuis cette adresse.
- Appelez le numéro affiché sur le site, depuis un autre téléphone.
- Vérifiez que le lien de votre fiche Google pointe bien vers le nouveau site.
- Regardez vos horaires et votre adresse sur le site : ce sont les deux informations le plus souvent recopiées de travers.
Six vérifications, dix minutes. C'est le meilleur retour sur temps passé de toute l'opération.
Parfois il ne faut pas refaire, mais réparer
Si votre site actuel affiche les bonnes informations, s'ouvre correctement sur un téléphone et vous amène encore des demandes, une refonte complète n'est pas la bonne dépense. Changer les textes, les photos et les horaires coûte beaucoup moins cher que tout reconstruire, et ne fait courir aucun des risques listés plus haut. La façon de trancher entre les deux est détaillée dans refaire votre site ou le réparer.
De la même façon, si vous n'avez aucune idée de ce que votre site actuel vous rapporte, mesurez avant de dépenser : le test d'un mois vaut mieux qu'une refonte décidée à l'instinct.
Comment ça se passe quand quelqu'un s'en occupe
Si vous décidez de confier la refonte, ce qui distingue un travail propre d'un travail bâclé tient à cette liste. Chez Scalenvia, l'inventaire des anciennes adresses, le renvoi automatique vers les nouvelles pages, la destination du formulaire et la reprise de vos textes font partie de la préparation, avant même la mise en ligne. Vous voyez la première version en ligne et vous la validez avant de payer, ce qui laisse le temps de vérifier que rien n'a été perdu en route. Le fonctionnement complet est sur la page services, et la première version se demande sur la page dédiée.
Quel que soit votre choix, gardez votre inventaire. C'est votre garantie de pouvoir vérifier, point par point, que le site neuf fait tout ce que faisait l'ancien.
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