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Nom de domaine : l'adresse que vos clients retiennent

Comment choisir l'adresse de votre site pour qu'elle se dicte au téléphone, à qui elle doit appartenir, et pourquoi il ne faut presque jamais la changer.

C'est souvent la première question posée quand on lance un site, et la seule qu'on regrette dix ans plus tard. Le nom de domaine, c'est l'adresse que vos clients tapent, celle qui sera sur votre camionnette, sur vos cartes et au dos de vos factures. Vous la choisissez une fois, et changer ensuite coûte cher en visibilité.

La bonne nouvelle : ce choix ne demande aucune compétence technique, il ne coûte presque rien, et vous pouvez le régler ce soir en un quart d'heure. Voici comment, et ce qu'il faut vérifier avant de laisser quiconque s'en occuper pour vous.

Ce que vous payez, et ce que vous ne payez pas

Un nom de domaine est une location annuelle, pas un achat. Vous le réservez auprès d'un bureau d'enregistrement (un revendeur d'adresses), et vous le renouvelez chaque année. Pour une adresse classique, comptez 10 à 15 € par an, facturés par ce bureau d'enregistrement, directement sur votre compte à vous.

C'est tout. Une adresse en .fr ou en .com n'a pas besoin de coûter plus, et aucune agence n'a besoin de vous la vendre plus cher. Si un devis fait apparaître une ligne « nom de domaine » à plusieurs centaines d'euros, ou une ligne mensuelle, posez la question avant de signer : les autres lignes à vérifier sur un devis de site sont détaillées ici.

Pour l'extension, faites simple. Un établissement français prend un .fr, ou un .com si le .fr est pris. Évitez les extensions inhabituelles qui font douter le visiteur et qu'il tapera de travers.

Les quatre tests d'un bon nom

Le test du téléphone. Vous devez pouvoir le dicter à quelqu'un, dans un bruit de chantier ou de salle, sans avoir à épeler et sans dire « tiret ». Un nom qu'on épelle est un nom qu'on ne tape jamais. C'est le test le plus important des quatre : si votre candidat échoue ici, éliminez-le.

Le test de la devanture. Il doit tenir sur une carte de visite, sur un flanc de véhicule et au bas d'un devis, en restant lisible à trois mètres. Les noms longs se font couper.

Le test de la recherche. Vos clients tapent un métier et une ville. Une adresse qui contient les deux (votre métier plus votre commune) se comprend tout de suite, y compris quand elle apparaît au milieu d'autres résultats. Si votre nom d'enseigne est déjà connu localement, il passe avant : c'est lui qu'on tape. Pour savoir quels mots vos clients emploient vraiment, la méthode gratuite est dans cet article.

Le test des dix ans. Votre adresse doit survivre à un déménagement, à un associé qui arrive, à une activité qui s'élargit. Une adresse qui contient le nom de votre rue ou une seule de vos prestations vous enferme.

Votre quart d'heure de ce soir

Sans rien acheter, et sans attendre de décider si vous voulez un site.

  • Écrivez cinq candidats sur papier. Pas trois, pas dix. Mélangez votre enseigne, votre métier et votre commune.
  • Dictez-les à voix haute à quelqu'un et demandez-lui de les écrire. Ce que cette personne écrit est ce que vos clients taperont. Gardez ceux qui passent sans correction.
  • Tapez chaque candidat survivant dans votre navigateur. Si un site s'ouvre, il est pris. Pour être sûr, entrez le nom dans le champ de recherche d'un bureau d'enregistrement : il vous dit s'il est libre, et à quel prix.
  • Cherchez le nom sur Google. Si une autre entreprise de votre région ou de votre métier porte déjà ce nom, éliminez : vous travailleriez à sa place, et vous risquez un courrier.
  • Regardez à quoi ressemble l'adresse mail qui va avec. Si contact@votrecandidat.fr se dicte aussi facilement, c'est bon signe. Une adresse mail professionnelle vaut mieux qu'une boîte gratuite sur vos devis.
  • Ne cédez pas aux variantes. On vous proposera d'acheter aussi le .com, le .net, les fautes de frappe et l'adresse de votre concurrent. Une seule adresse suffit pour commencer.

À la fin du quart d'heure, vous avez un gagnant et un remplaçant. Notez-les, vous ne recommencerez pas ce travail.

Les erreurs qui vous coûtent des clients

Les tirets et les chiffres. « plomberie-martin-49.fr » ne se dicte pas et se tape mal. Le client arrive ailleurs, ou nulle part.

Le jeu de mots. Il vous amuse aujourd'hui et sera à réexpliquer pendant dix ans. L'évidence rapporte plus que la finesse.

L'adresse fournie par un outil gratuit. Quand le nom de l'outil apparaît dans votre adresse, vos clients le voient aussi, et ça se lit comme un site provisoire. Une adresse à vous, à 10 à 15 € par an, change l'impression.

Le renouvellement raté. Une adresse qui expire, c'est un site qui disparaît et des mails qui n'arrivent plus, parfois plusieurs jours. Activez le renouvellement automatique et assurez-vous que l'avis de renouvellement arrive sur une boîte que vous lisez.

Changer d'adresse sans raison. Une adresse en ligne depuis des années porte votre visibilité acquise. La remplacer vous ramène en arrière pendant des semaines. On ne change que pour une vraie raison (un nom d'enseigne qui change, une adresse illisible), et en conservant des redirections depuis l'ancienne.

À qui l'adresse doit appartenir (c'est le vrai sujet)

Votre adresse doit être enregistrée au nom de votre entreprise, avec votre identité comme titulaire, et vous devez pouvoir vous connecter au compte où elle est gérée. Pas l'agence, pas le neveu qui a rendu service : vous.

Sans cela, le jour où vous voulez partir ou simplement refaire votre site, vous partez sans votre adresse, donc sans vos clients qui la connaissent. C'est le levier le plus utilisé du métier, et il ne se voit pas tant que tout va bien. Demandez la phrase par écrit avant de payer : « le nom de domaine est enregistré au nom de mon entreprise et j'ai accès au compte ». Les autres vérifications de propriété sont dans cette liste.

Si votre adresse actuelle fonctionne, ne touchez à rien

Soyons clairs : si vous avez déjà une adresse, qu'elle est à votre nom et qu'on vous la dicte sans problème, gardez votre argent et votre adresse, même si vous refaites votre site. Vous avez déjà réglé le point le plus important de cet article.

Pour les autres, voilà comment ça se passe chez Scalenvia, puisque la question revient. L'adresse est réservée avec vous et à votre nom, jamais à celui du prestataire, et vous payez vos 10 à 15 € par an directement au bureau d'enregistrement. L'hébergement est compris avec un site vitrine, sans frais récurrent : le seul coût qui revient chaque année est cette adresse. Le site lui-même se paie une fois, 300 € pour une page unique et 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés, avec une première version que vous voyez en ligne avant de payer quoi que ce soit. Le détail est sur la page tarifs et la page services.

Quoi que vous décidiez ensuite, faites le quart d'heure de ce soir : cinq candidats, le test de la dictée, la vérification que l'adresse est libre. Quinze minutes, zéro euro, et une décision que vous ne reprendrez pas. Le jour où vous lancerez votre site, la partie qui ne se rattrape pas sera déjà réglée.

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