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Recruter : la page de votre site qui attire les candidats

Vous cherchez un salarié ou un apprenti : la page à écrire ce soir en vingt minutes, ce qu'un candidat vérifie avant de postuler, et où la mettre.

Vous cherchez quelqu'un depuis des mois. Vous avez mis une annonce, demandé autour de vous, peut-être payé pour être visible sur un site d'emploi. Vous recevez des candidatures hors sujet, et les deux personnes sérieuses que vous avez vues ne sont jamais revenues après le premier contact.

Le problème n'est pas toujours l'annonce. Entre le moment où un bon candidat voit votre annonce et le moment où il vous écrit, il fait une chose que personne n'anticipe : il tape le nom de votre entreprise dans son téléphone pour voir chez qui il irait travailler. Ce qu'il trouve à cet instant décide de la suite. Voilà quoi mettre là, et comment l'écrire ce soir.

Ce qui se passe entre l'annonce et le premier appel

Un candidat qui a le choix, et dans beaucoup de métiers il l'a, ne postule pas à l'aveugle. Il cherche votre nom, regarde votre fiche Google, vos avis, vos photos, votre site si vous en avez un, votre page Facebook sinon.

Il n'essaie pas de juger votre travail. Il cherche la réponse à trois questions qu'il ne posera jamais à voix haute : est-ce que cette boîte tient debout, est-ce qu'on y est traité correctement, est-ce que je vais m'y ennuyer. S'il ne trouve rien, il ne se dit pas « c'est louche », il se dit « je rappelle l'autre d'abord ».

C'est pour ça qu'une annonce seule rend si mal : elle dit ce que vous cherchez, pas ce que vous offrez. C'est l'inverse de ce que le candidat veut savoir à ce moment-là.

Ce qu'un candidat vérifie, dans l'ordre

Mettez-vous à sa place, un dimanche soir, sur son téléphone.

  • Les horaires réels. Premier critère dans la restauration, la coiffure, le bâtiment, le soin. Coupures ou journée continue, samedis, jours de repos fixes ou tournants. Une annonce floue là-dessus est lue comme une mauvaise nouvelle.
  • Ce qu'il fera de ses journées. « Serveur » ne dit rien. Trente couverts en terrasse à midi avec deux personnes en salle, ça dit tout.
  • Avec qui. Combien vous êtes, qui l'accueillera le premier jour, qui le formera. Personne ne veut être le quatrième à essayer un poste que trois autres ont quitté.
  • Combien. Il ne s'attend pas au centime près, mais « selon profil » tout seul le fait partir. Une fourchette, ou la base plus ce qui s'y ajoute, suffit.
  • Comment postuler sans y passer la soirée. Un numéro, un mail, ou un créneau pour passer vous voir. Une lettre de motivation demandée pour un poste en cuisine fait fuir une partie de ceux que vous voudriez voir.
  • Si vous existez vraiment. Un site à jour, des avis auxquels vous répondez, des photos de votre vrai local. Les photos qui donnent envie valent pour les candidats comme pour les clients.

La page à écrire ce soir, en vingt minutes

Prenez votre téléphone, écrivez-la dans vos notes, dans cet ordre. Huit blocs de deux ou trois lignes, et vous avez une page qui servira pour tous vos recrutements à venir.

  1. Le poste et le contrat. « Nous recrutons un boulanger en contrat à durée indéterminée, temps plein, à partir de novembre. »
  2. Les horaires, en vrai. Les heures, les jours de repos, les samedis. Écrivez-les comme vous les diriez à un ami.
  3. La journée type. Trois lignes sur ce qu'il fait le matin, l'après-midi, et ce qu'il ne fait pas.
  4. Ce que vous demandez. Séparez l'indispensable (le diplôme s'il est obligatoire, le permis) du reste. Puis ajoutez la phrase qui change tout : « si vous n'avez pas tout ça mais que le métier vous intéresse, appelez quand même ».
  5. La rémunération. Une fourchette, ou la base plus les primes, les pourboires, les repas, la mutuelle.
  6. L'équipe. Combien vous êtes, depuis quand vous êtes installé, qui forme les nouveaux.
  7. Les détails pratiques. Où c'est exactement, où se garer, l'arrêt de bus.
  8. Comment postuler. Le numéro, le prénom de la personne à demander, et le créneau où vous décrochez vraiment.

Ajoutez une seule photo, prise par vous, de votre atelier ou de votre salle. Pas une image achetée : un candidat reconnaît une photo de catalogue en une seconde, et il en déduit que le reste est faux aussi. Si la rédaction vous bloque, la méthode de la page qu'on écrit en vingt minutes s'applique ici mot pour mot.

Où la mettre pour qu'elle serve

Cette page a un intérêt que l'annonce n'a pas : c'est une adresse à vous, que vous donnez une fois et qui reste.

Mettez-la sur votre site, dans le menu, avec un nom simple comme « On recrute ». Puis donnez le lien partout : dans vos annonces, en réponse aux candidatures spontanées, aux écoles et aux centres de formation de votre secteur, à vos fournisseurs qui connaissent tout le monde. Publiez-la aussi en actualité sur votre fiche Google, et une fois sur vos réseaux, où trente minutes par mois suffisent. Imprimez son adresse sur une affichette en vitrine : vos clients sont vos meilleurs recruteurs, et ils connaissent quelqu'un.

Un détail qui compte autant que le reste : répondez vite. Les bons sont souvent pris très vite. Un rappel le soir même, même pour dire « je vous rappelle jeudi », vous met devant les employeurs plus lents que vous.

Les trois phrases qui font fuir les bons

« Candidat dynamique et motivé. » Tout le monde l'écrit, donc ça ne dit rien, et ça occupe la place où vous auriez pu parler des horaires.

« Salaire selon profil », seul. Lu comme « le moins possible ». Si vous ne voulez pas afficher de chiffre, écrivez au moins « on en parle dès le premier appel, et on part de la grille de la branche ».

« Envoyez CV et lettre de motivation. » Pour un poste en salle, en cuisine ou sur un chantier, c'est un filtre qui ne retient pas les meilleurs, juste les plus administratifs. Un appel et une journée d'essai vous renseignent mieux. Si vous répondez dix fois par semaine aux mêmes questions de candidats, la logique est la même que pour vos clients : répondez-y une fois, par écrit.

Quand ça vaut la peine de payer, et quand non

Tout ce qui précède est gratuit. Si vous avez un site et que vous pouvez y ajouter une page vous-même, faites-le ce soir et gardez votre argent. Si vous n'avez pas de site mais une fiche Google tenue, publiez le texte dessus en actualité : c'est déjà mieux que rien, et ça ne coûte pas un euro.

Ça devient un vrai sujet dans deux cas : quand vous recrutez régulièrement sans avoir aucune adresse à donner, et quand ce qu'on trouve sur vous en ligne dessert ce que vous offrez vraiment. Chez Scalenvia, une page supplémentaire sur un site existant part de 30 €, sur devis. Si vous repartez de zéro, un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, payé une fois et sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Pour le tenir à jour vous-même, l'Éditeur est à 29 € par mois, les mises à jour ponctuelles partent de 20 €. Le détail est sur la page tarifs et la page services, et une première version est mise en ligne pour que vous la regardiez avant de payer.

Mais commencez par les huit blocs, ce soir, dans vos notes. C'est la partie que personne ne peut écrire à votre place.

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