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Food truck : la page qui dit où vous êtes ce midi

Vos clients renoncent quand ils ignorent où vous serez. La page d'emplacement à monter ce soir, gratuitement, et les trois erreurs qui vident la file.

Il est 11 h 40. Quelqu'un a envie de votre burger, de votre pizza ou de vos tacos. Il tape le nom de votre camion sur son téléphone, tombe sur une page de réseau social dont la dernière publication date de la semaine dernière, ne sait pas si vous êtes sur la zone d'activité ou sur la place du marché, et commande autre chose. Vous n'avez rien vu passer. C'est le client le plus facile à perdre du métier, et le plus facile à récupérer.

Le problème d'un camion n'est jamais la cuisine. C'est que votre adresse change et que l'information qui la porte n'est nulle part au moment où on la cherche. Ce qui suit se règle ce soir, avec votre téléphone, sans rien acheter.

Ce que cherche quelqu'un qui a faim, dans l'ordre

Il ne lit pas votre page, il la balaie, et il abandonne à la première question sans réponse. Ces questions sont toujours les mêmes, dans cet ordre.

1. Où vous êtes aujourd'hui. Pas votre tournée en général : aujourd'hui, avec le nom du lieu tel que les gens du coin le disent (« parking du Intermarché », « devant la salle des fêtes »), plus le nom de la commune.

2. De quelle heure à quelle heure. Un camion qui plie à 13 h 30 doit l'écrire. Celui qui arrive à midi pile aussi. Sans horaire, le client prudent ne se déplace pas.

3. Ce que vous servez et à quel prix. Une dizaine de lignes en texte suffisent, avec les prix. Pas une photo de l'ardoise, pas un document à télécharger : illisible sur un téléphone, et c'est le même piège que la carte en PDF.

4. Comment on commande et comment on paie. Sur place uniquement ? Commande à l'avance par téléphone ou SMS ? Carte bancaire acceptée ? Ticket restaurant ? Chaque doute sur ce point coûte une vente à quelqu'un qui n'a pas d'espèces.

5. Combien de temps on attend. Une phrase honnête (« comptez dix minutes le midi, quinze entre 12 h 15 et 12 h 45 ») vaut mieux que le silence. Celui qui a quarante minutes de pause calcule avant de venir.

Votre planning de la semaine, en vingt minutes ce soir

C'est l'exercice qui rapporte le plus, et il ne coûte rien.

  • Écrivez vos sept lignes, une par jour : lundi, commune, lieu précis, horaires. Même les jours de fermeture, écrits en toutes lettres. Sept lignes, pas un paragraphe.
  • Décidez d'une seule adresse de référence où ce planning vivra : votre site si vous en avez un, sinon votre fiche Google. Tout le reste renverra vers elle, pour que vous n'ayez jamais qu'un endroit à mettre à jour.
  • Mettez ce planning en publication épinglée sur vos réseaux, pas dans une story qui disparaît en vingt-quatre heures. Une story ne se trouve pas, elle se rate.
  • Réglez votre fiche Google en « établissement sans adresse fixe » et indiquez la zone desservie. Renseignez vos horaires jour par jour, et signalez les fermetures exceptionnelles à l'avance : c'est gratuit et c'est ce que Google affiche en premier.
  • Enregistrez un message vocal à jour sur le portable du camion, avec le lieu de la semaine. Trente secondes à refaire le lundi matin.
  • Photographiez le camion ouvert, en service, de jour, avec la file, la fumée, un plat en main. Les photos de camion fermé, capot baissé, ne donnent faim à personne. Le tri utile est expliqué ici : les photos qui font venir des clients.

Ces six actions ne demandent aucune compétence technique et servent quel que soit l'outil que vous utilisez ensuite. Vous les faites une fois, elles travaillent tous les midis.

Les trois erreurs qui vident la file

Le planning uniquement en story. Il disparaît, il n'apparaît dans aucune recherche, et il oblige votre client à avoir un compte sur le bon réseau. Vous faites l'effort chaque semaine, et personne ne le retrouve le jeudi.

Le lieu écrit en langage de professionnel. « ZA des Trois Chênes, lot 12 » ne parle à personne. « Zone d'activité des Trois Chênes, à côté du contrôle technique » se comprend en une seconde et se retrouve sur un plan.

Le silence sur les prix. Un camion sans prix affiché fait hésiter, surtout sur un ticket de midi. Quatre lignes suffisent à lever le doute, et elles vous évitent les questions au comptoir pendant le coup de feu.

Si votre camion ne sort dans aucune recherche locale, le sujet est ailleurs et se traite avant tout le reste : six causes rendent une fiche Google invisible, et elles se vérifient gratuitement en une soirée.

Quand un site ne vous servirait à rien

Disons-le franchement. Si vous tournez sur un seul emplacement, que votre clientèle est celle de l'entreprise d'en face, que votre fiche Google est complète et à jour, et que vous êtes en rupture à 13 h : gardez votre argent. Faites le planning, la fiche, les photos, et regardez dans trois mois.

Un site devient utile dans trois cas précis : vous changez d'emplacement plusieurs fois par semaine et vous voulez une adresse stable à donner, vous prenez des commandes à l'avance, ou vous faites des soirées privées et des événements qui demandent un devis. Dans ces cas-là, une page unique chez Scalenvia coûte 300 €, un site complet de 350 à 500 €, payés une seule fois, sans abonnement, livrés en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne et vous la regardez avant de payer quoi que ce soit, les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après. Le détail est sur la page tarifs et ce qui est fait exactement sur la page services.

Un dernier point qui compte pour un camion : le planning change chaque semaine. Soit vous demandez une mise à jour quand vous en avez besoin (dès 20 €), soit vous modifiez la page vous-même avec l'Éditeur (29 €/mois). Si vous ne bougez que rarement, la première option coûte moins cher, et personne ne vous vendra la seconde de force.

Ce que vous faites demain matin

Les sept lignes du planning, la fiche Google en zone desservie, les six photos du camion ouvert, le message vocal, les prix en texte. Rien d'autre, rien à payer. Si la file s'allonge les jours où vous êtes le plus loin de vos habitués, vous saurez que l'information était le vrai problème. Et vous saurez alors, seulement alors, si un site vaut le coup pour vous.

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