Boucherie : des commandes à l'avance, sans plus d'appels
Six lignes à écrire ce soir pour que vos clients commandent avant de venir, préparent vos journées et vous libèrent du téléphone au comptoir.
Samedi, onze heures. Quatre personnes attendent, le téléphone sonne, et au bout du fil quelqu'un demande si c'est possible de commander un rôti pour dimanche midi. Vous répondez oui, bien sûr, comme toujours. Mais pendant ces deux minutes, la file ne bouge pas, et la personne qui a appelé a hésité à le faire parce qu'elle ne savait même pas si vous prenez les commandes.
Le problème n'est pas que vous ne prenez pas de commandes à l'avance. C'est que personne ne le sait, et que ça se règle par écrit, gratuitement, ce soir.
Les commandes que vous perdez sans jamais les voir
Une commande à l'avance, c'est votre meilleure vente : la pièce est choisie, la marge est connue, le client vient la chercher à une heure que vous avez décidée, et il repart presque toujours avec autre chose. Pourtant la plupart des clients ne commandent jamais, pour trois raisons très bêtes.
Ils ne savent pas que c'est possible. Rien ne le dit, ni en vitrine, ni sur la fiche Google, ni sur le site s'il en existe un. Ils supposent que la commande est réservée aux fêtes, ou aux habitués.
Ils ne savent pas combien de temps à l'avance il faut s'y prendre. Appeler vendredi soir pour samedi midi, est-ce trop tard ? Dans le doute, ils n'appellent pas et prennent ce qu'il reste en rayon, ou vont ailleurs.
Ils ne savent pas comment ça se passe. Faut-il payer d'avance, laisser un acompte, venir à une heure précise, donner un poids exact ? Chaque question sans réponse est une occasion d'abandonner.
Les six lignes à écrire ce soir
Prenez une feuille et écrivez ces six lignes, avec vos mots. Ça prend un quart d'heure et ça ne coûte rien.
- Ce qui se commande. Soyez précis, avec les noms que vos clients emploient : rôti, côte de bœuf, gigot, plateau de grillades, pièce pour dix personnes, volaille entière, pot-au-feu, charcuterie pour un apéritif, barquettes pour un anniversaire.
- Le délai. « 24 heures avant » ou « la veille avant midi », tel que c'est vrai dans votre atelier, pas dans un monde idéal.
- Comment commander. Téléphone, message, ou au comptoir. Si vous acceptez les messages, dites-le : beaucoup de gens préfèrent écrire à neuf heures du soir qu'appeler en pleine journée.
- Quand retirer. Les créneaux qui vous arrangent, pas ceux qui tombent en plein coup de feu. C'est le seul endroit où vous reprenez la main sur votre samedi matin.
- Acompte ou pas. Dites-le franchement. Pour une grosse pièce, un acompte est normal et personne ne s'en offusque si c'est écrit à l'avance.
- Ce que vous ne faites pas. La découpe que vous refusez, le délai impossible, la quantité minimum. Dire non par écrit évite une déception au comptoir et une mauvaise humeur des deux côtés.
Ces six lignes, c'est le cœur de l'affaire. Le reste n'est que de la distribution.
Les vingt minutes qui les mettent devant les yeux des gens
Écrites, elles ne servent à rien. Voici où les coller, dans l'ordre d'efficacité, et tout est gratuit.
- Sur votre fiche Google, dans la description et dans la liste des prestations. Pour un commerce de quartier, cette fiche est votre vraie page d'accueil, et ses zones vides coûtent cher.
- En vitrine, sur une feuille imprimée en gros, à hauteur d'yeux, lisible depuis le trottoir. Les gens qui attendent dehors la lisent.
- Au comptoir, près de la caisse, là où le client patiente.
- En haut de votre site s'il en existe un, avant tout le reste, pas au fond d'une page « nos services ».
- Dans un message publié sur votre fiche Google, à refaire avant chaque occasion : rentrée, barbecues, fêtes, longs week-ends.
Faites une photo de votre comptoir garni, en pleine journée, sans flash, et mettez-la à côté. Les photos qui font venir montrent la réalité de votre étal, pas les images de viande parfaite qu'on trouve sur des milliers de sites identiques.
Pourquoi ça fait baisser le nombre d'appels
C'est le gain que personne n'attend. Aujourd'hui, une bonne partie de vos appels servent à poser une question dont la réponse est toujours la même : est-ce qu'on peut commander, jusqu'à quand, à quelle heure je viens chercher. Écrite une fois et visible, cette réponse supprime l'appel. Vous ne recevez plus que les appels utiles, ceux qui passent commande.
Le reste des questions répétitives se traite de la même façon, et c'est souvent une heure gagnée chaque semaine. Et pensez à vérifier que les appels passent vraiment : un numéro mal reporté ou une ligne qui sonne dans le vide, c'est ce que vous perdez chaque semaine sans le savoir.
Ce qui ne sert à rien dans une boucherie
Le bon de commande à télécharger. Personne n'ouvre un document sur son téléphone, ne le remplit, ne l'imprime et ne le rapporte. Le texte doit être lisible dans la page, tout de suite.
La boutique en ligne avec paiement. Pour de la viande fraîche, au poids, avec un retrait en magasin, elle ajoute de la gestion, des frais et des litiges de poids, pour remplacer un appel de trente secondes qui marche très bien.
Les longues pages sur la tradition et le savoir-faire. Ce texte existe, presque mot pour mot, sur toutes les boucheries de France. Vos origines de viande, vos éleveurs, vos jours de préparation maison : ça, oui, c'est à vous.
Quand un site change quelque chose, et quand il ne change rien
Soyons clairs sur le moment où la carte bancaire sort.
Si votre fiche Google est complète, vos horaires justes, vos avis récents, et que vous écoulez vos journées sans difficulté : gardez votre argent. Vous n'avez pas de problème de site. Les six lignes de ce soir suffiront largement, comme pour les quatre infos que cherchent les clients d'une boulangerie.
Ça devient un vrai sujet dans trois cas. Vous vendez des choses qui se décident à l'avance, pour des groupes, et vous n'avez rien à montrer à quelqu'un qui prépare un repas de quinze personnes. Votre site existe mais il est illisible sur un téléphone, ce qui est le cas de la plupart des sites de plus de cinq ans. Ou vous ne pouvez pas y changer une ligne sans demander à quelqu'un, donc vos horaires de fêtes y resteront jusqu'en février.
Chez Scalenvia, un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne pour que vous la regardiez sur votre téléphone avant de payer quoi que ce soit, les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après, et une modification ensuite démarre à 20 €. Si c'est votre fiche Google qui est le point faible, sa reprise en main est une option à 149 €, payée une fois. Tout est détaillé sur la page tarifs et sur la page services.
Mais commencez par les six lignes. C'est gratuit, c'est ce soir, et dès samedi prochain vous verrez la différence au comptoir.
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