Site gratuit : jusqu'où ça tient, et ce qu'il coûte
Un site gratuit est parfois le bon choix. Le test de vingt minutes pour savoir si le vôtre tient encore, et le moment précis où il vous coûte des clients.
« Créer un site internet gratuit » : si vous avez tapé ça un soir, vous avez eu raison. Vous avez un commerce à faire tourner, pas un budget communication à dépenser. Avant de payer qui que ce soit, vous voulez savoir si le gratuit suffit.
Parfois, oui. Et quand c'est le cas, personne ne devrait vous vendre autre chose. Le problème, c'est que le mot gratuit recouvre quatre situations très différentes, dont deux vous coûtent de l'argent sans que vous le voyiez passer.
Voici comment trancher ce soir, chez vous, sans rien acheter.
Gratuit veut dire quatre choses différentes
La formule gratuite d'un éditeur de sites. Vous construisez vous-même votre page. Vérifiez deux points avant tout : l'adresse qu'on vous donne, qui ressemble souvent à votrenom.nomdeloutil.com, et la présence d'un bandeau ou d'une mention de l'éditeur sur vos pages. Rien de grave en soi, mais ces deux détails se paient plus tard, on y revient.
Le site « offert » dans un pack. Un opérateur, une banque, un annuaire, une centrale d'achat vous l'incluent. Il n'est pas gratuit : il est payé par l'engagement signé à côté. Sortez du pack, vous perdez le site, et vérifiez bien à qui appartiennent l'adresse et le contenu.
Le site fait par un proche. Votre neveu, un stagiaire, un ami bricoleur. Le vrai coût n'est pas la fabrication, c'est la suite : la personne reprend ses études, change de travail, et plus personne n'a les accès le jour où vous devez changer vos horaires.
Pas de site du tout, mais une fiche Google et une page sur les réseaux. C'est gratuit, c'est légitime, et pour certains métiers c'est amplement suffisant. C'est surtout le bon point de départ dans tous les cas, site ou pas.
Le test de vingt minutes sur ce que vous avez déjà
Prenez votre téléphone, pas votre ordinateur, et répondez par oui ou par non.
- L'adresse se dicte-t-elle au téléphone sans hésiter ? Essayez à voix haute, comme si un client vous la demandait pendant un service.
- Tapez le nom de votre établissement et votre ville dans Google. Votre page sort-elle dans les premiers résultats, avec un titre lisible ?
- La page s'ouvre-t-elle en moins de trois secondes en données mobiles, pas en wifi ?
- Votre numéro est-il cliquable ? Un appui doit lancer l'appel, sans recopier dix chiffres.
- Vos horaires et vos prestations sont-ils à jour à la ligne près ?
- Y a-t-il une publicité, un bandeau ou un logo qui n'est pas le vôtre ?
- Pouvez-vous, seul, ce soir, changer une ligne de texte et une photo ?
- Savez-vous qui détient l'adresse et le compte ? Pas qui s'en occupe : qui en est propriétaire.
Comptez vos non. Zéro ou un : votre gratuit tient, gardez votre argent. Deux ou trois : réparez d'abord, ce sont souvent des réglages, pas un nouveau site. Quatre et plus : vous ne payez pas en euros, vous payez en clients qui abandonnent avant de vous joindre. Sur le point huit, si vous doutez, les cinq vérifications de propriété vous donnent la réponse en dix minutes.
Les cas où le gratuit est le bon choix, vraiment
Il n'y a aucune honte à rester gratuit, et dans ces quatre situations c'est même la décision la plus rentable.
Vous démarrez et vous testez une idée. Tant que vous ne savez pas quelles prestations vont marcher, un site va décrire une activité qui va changer dans six mois. Une fiche Google soignée fait le travail en attendant.
Vous êtes complet toute l'année. Un carnet plein sans publicité ne se remplit pas davantage avec un site. Votre sujet est ailleurs : vos prix, votre organisation, peut-être une personne à recruter.
Toute votre activité passe par une plateforme. Vous vendez sur un marché en ligne, une place de réservation, un réseau où sont tous vos clients. Dans ce cas, renforcez d'abord ce canal.
Vous ouvrez dans plusieurs mois. Là, l'ordre compte, et ce n'est pas le site qui vient en premier : ce qu'il faut mettre en ligne avant une ouverture.
Si vous êtes dans l'un de ces quatre cas, arrêtez votre lecture ici et gardez votre argent. C'est une réponse complète, pas une politesse.
Ce que le gratuit vous coûte quand il ne suffit plus
Les trois factures invisibles arrivent toujours dans le même ordre.
La crédibilité, au moment de la décision. Une adresse en deux morceaux sur un devis fait hésiter le client qui compare deux professionnels pour des travaux à plusieurs milliers d'euros. Pour une boulangerie, personne ne la regardera. Pour un artisan, elle pèse.
Votre temps, en heures éparpillées. Chaque modification devient une négociation avec un outil que vous connaissez mal, ou un message à quelqu'un qui répondra peut-être. Les horaires de fêtes qui restent faux trois semaines coûtent plus cher qu'une mise à jour payée.
La dépendance, le jour où ça casse. Compte fermé, formule qui change, proche injoignable. Le site disparaît, et avec lui l'adresse que vous avez imprimée partout. C'est la seule facture qui se chiffre vraiment, et elle tombe toujours au mauvais moment.
Aucune de ces trois factures ne vous concerne si vous avez répondu oui aux huit questions.
Ce que vous faites gratuitement avant de payer quoi que ce soit
Dans cet ordre, ce soir et demain soir.
- Remplissez votre fiche d'établissement Google en entier. Prestations, horaires, photos récentes, lien de contact. C'est gratuit et c'est ce qui amène le plus de visites : les quatre zones vides qui coûtent cher.
- Écrivez les cinq informations que vos clients cherchent. Ce que vous faites, pour qui, où, à quel prix, comment vous joindre. Dans un carnet d'abord. Ces lignes resserviront partout, site ou pas.
- Réparez les points faibles du test. Un numéro cliquable, des horaires à jour, deux photos nettes : souvent une demi-heure de réglages.
- Reprenez vos accès. Demandez les identifiants de l'adresse et du compte à qui les détient, tant que la personne répond encore.
- Attendez trois semaines et comptez vos appels. Vous saurez alors si votre problème est le site ou autre chose.
Et si votre budget est vraiment serré, par quoi commencer détaille l'ordre des dépenses utiles.
À partir de quand payer se défend
Payer se défend dans un cas, un seul : vous avez fait les cinq gestes ci-dessus, et il reste quatre non ou plus au test. Autrement dit, des clients vous cherchent et n'arrivent pas jusqu'à vous.
Chez Scalenvia, un site vitrine coûte 300 € en page unique, 350 à 500 € en plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement. Vous voyez une première version complète de votre site avant de payer quoi que ce soit, livraison en 7 jours ouvrés, avec des révisions pendant la création et pendant 30 jours après la mise en ligne. L'adresse et le site vous appartiennent, et une mise à jour plus tard démarre à 20 €. Les tarifs sont détaillés sur la page tarifs, et la première version se demande ici.
Si votre test est passé sans accroc, ne payez rien. Un site ne répare pas un problème que vous n'avez pas. Faites le test ce soir, comptez vos non, et vous saurez demain matin si le gratuit vous suffit encore.
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