Site de fleuriste : les commandes qui vous échappent
Deuil, mariage, cadeau de dernière minute : trois clients pressés vous cherchent en ligne. Ce qu'ils doivent trouver en dix secondes, à corriger ce soir.
Un fleuriste ne vend pas des fleurs. Il vend une réponse à un moment précis : un décès dans la famille, un mariage dans trois mois, un anniversaire oublié depuis ce matin. Chaque moment a son urgence et sa question.
Et la plupart de ces gens ne poussent plus votre porte pour poser la question. Ils regardent leur téléphone d'abord. S'ils ne trouvent pas la réponse en quelques secondes chez vous, ils la cherchent chez le suivant, ou sur un site national qui vous prendra la commande et une part du prix.
Voici ce qu'ils cherchent, dans l'ordre, et comment le mettre en ligne ce soir sans dépenser un centime.
Les quatre clients qui vous cherchent en ligne
Ils n'ont ni le même besoin, ni le même degré d'urgence.
- Le deuil. C'est le plus pressé et le plus fragile. La personne organise des obsèques, elle a peu de temps et aucune envie de discuter longuement. Elle veut savoir si vous livrez, où, et dans quel délai.
- Le mariage ou l'événement. Il prépare des mois à l'avance, compare deux ou trois fleuristes, et cherche des photos de vos réalisations plus qu'un prix affiché.
- Le cadeau de dernière minute. Anniversaire, excuse, naissance. Il veut savoir si vous êtes ouvert maintenant, si vous pouvez préparer un bouquet dans l'heure, et combien ça coûte, à peu près.
- L'abonnement et le professionnel. Un cabinet, un hôtel, un restaurant qui veut des fleurs chaque semaine. Celui-là a besoin de savoir que vous faites ce type de contrat, et que vous saurez facturer proprement.
Regardez votre site actuel, ou votre page Facebook si c'est tout ce que vous avez. Combien de ces quatre trouvent leur réponse ? En général, un seul, parce qu'on parle du magasin et pas des occasions.
Ce qu'ils doivent trouver en dix secondes
Dix secondes, c'est le temps que l'on accorde à un commerce avant de revenir en arrière. Six informations, et rien d'autre, doivent être visibles sans faire défiler la page.
- Vos horaires du jour, dimanche et jours fériés compris. C'est la première question pour un fleuriste, et c'est celle qui est le plus souvent fausse ou absente.
- Votre numéro de téléphone cliquable. La moitié de vos commandes se passeront à la voix, surtout pour le deuil.
- Livrez-vous, et jusqu'où. Nommez les communes. « Livraison sur le secteur » ne veut rien dire pour quelqu'un qui habite à douze kilomètres.
- Jusqu'à quelle heure vous prenez une commande pour le jour même. Une phrase suffit, et elle transforme des hésitants en appels.
- Une fourchette de prix pour un bouquet courant. Pas un catalogue. Deux ou trois repères, pour que l'on ose entrer.
- Ce que vous faites pour les obsèques, dit simplement et sans détour. Les gens n'osent pas demander, ils cherchent une phrase qui les autorise à appeler.
L'exercice de vingt minutes, ce soir
Prenez votre téléphone et faites les quatre étapes dans l'ordre. Rien à acheter, rien à installer.
- Cherchez votre métier et votre ville en navigation privée, comme un inconnu. Regardez ce qui apparaît de vous, et ce qui est faux ou vide.
- Ouvrez votre fiche Google et corrigez les horaires des trois prochains dimanches et des jours fériés à venir. Ajoutez la mention de livraison dans la description, avec les communes.
- Écrivez quatre phrases, une par type de client, dans les notes de votre téléphone. Une phrase pour le deuil, une pour le mariage, une pour le cadeau du jour, une pour les professionnels. Vous les recopierez sur votre site.
- Publiez une photo d'aujourd'hui sur votre fiche et sur vos réseaux, avec ce qui est arrivé cette semaine. Les fleurs de saison sont votre meilleur argument, et elles changent tous les quinze jours.
Vingt minutes, et vous venez de répondre à trois des quatre clients. Si votre fiche n'apparaît pas encore comme elle devrait, les six causes d'une fiche Google invisible règlent le problème avant tout le reste.
Vos photos valent plus que vos textes
Chez un fleuriste, l'image décide. Personne ne lit trois paragraphes sur votre passion des pivoines, tout le monde regarde si les compositions ressemblent à ce qu'il imagine pour sa table ou pour un cercueil.
Trois règles simples, et gratuites.
- Vos fleurs, pas des images achetées. Une photo de banque d'images est reconnue tout de suite et fait douter du reste. Votre vitrine du mardi matin vaut mieux.
- En lumière du jour, sur fond neutre. Devant un mur clair, près de la porte, sans le reste du magasin en arrière-plan.
- Une photo par occasion. Un bouquet de saison, une composition de deuil sobre, une décoration de mariage, une plante en pot. Quatre photos bien choisies battent une galerie de quarante.
La façon de photographier et de nommer vos images est détaillée dans les photos qui font venir des clients, et le conseil vaut particulièrement pour votre métier.
Ce qui ne sert à rien chez un fleuriste
Rangez votre carte bleue pour tout ce qui suit, quoi qu'on vous en dise.
- Une vraie boutique en ligne avec paiement. Elle coûte cher, demande un catalogue à tenir à jour, et vos produits changent chaque semaine selon les arrivages. Un numéro et un formulaire de commande suffisent presque toujours.
- Le catalogue de cent références. Personne ne le lit, et il sera faux dans un mois.
- Les plateformes nationales de livraison de fleurs prises par réflexe. Elles vous apportent des commandes, mais elles se placent entre vous et le client, et prennent leur part. À utiliser en complément, jamais comme unique présence en ligne.
- Le blog sur le langage des fleurs. Joli, mais ça ne fait pas sonner le téléphone d'une personne qui organise des obsèques pour jeudi.
Quand un vrai site devient utile
Si vous avez fait les vingt minutes, que votre fiche est juste et que vos photos sont à jour, vous avez déjà l'essentiel. Beaucoup de fleuristes n'ont besoin de rien d'autre pendant un bon moment, et si vous êtes dans ce cas, gardez votre argent.
Un site devient vraiment utile dans trois situations : vous voulez un formulaire de commande qui vous arrive par mail avec la date et l'adresse de livraison, vous visez les mariages et il vous faut un vrai portfolio à montrer, ou vous cherchez des contrats avec des entreprises qui veulent une page sérieuse avant de vous confier un budget annuel.
Chez Scalenvia, un site vitrine se paie une seule fois, 300 € pour une page unique et 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Vous voyez une première version gratuitement, avant tout paiement. Si c'est surtout votre présence sur Google qui coince, l'optimisation de la fiche Google est une option à 149 €, payée une fois. Les détails sont sur la page tarifs et la page services.
Commencez par les horaires du dimanche et la phrase sur les obsèques. Ce sont les deux lignes qui manquent presque partout, et ce sont elles qui font décrocher le téléphone.
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