Ouverture dans trois mois : quoi mettre en ligne avant
Deux choses à régler ce soir sans rien dépenser, le calendrier à l'envers jusqu'au jour J, et le moment précis où payer un site devient utile.
Vous signez un bail, vous attendez des devis de travaux, vous cherchez du matériel, vous montez un dossier de banque. Dans cette liste, le site internet arrive bon dernier, et c'est logique : il ne sert à rien tant que le rideau est fermé. Sauf que deux choses, elles, doivent exister bien avant l'ouverture, et les deux sont gratuites. Si elles ne sont pas faites, vous ouvrez devant une rue qui ne sait pas que vous existez, et vous paierez ensuite pour rattraper ça.
Voici l'ordre réel, de ce soir jusqu'au jour J.
Les gens vous cherchent déjà, avant que vous ouvriez
Dès que la bâche est posée sur la vitrine, trois réflexes se déclenchent dans le quartier. Les voisins tapent le nom lu sur le papier collé à la porte. Ceux qui attendaient ce commerce cherchent « nouveau » plus votre métier plus votre ville. Et les curieux veulent savoir une seule chose : ça ouvre quand.
Si rien ne sort, la curiosité s'arrête là. Ce n'est pas grave une fois, c'est dommage multiplié par le nombre de personnes qui passent devant votre chantier pendant trois mois. Ce sont exactement les clients les plus faciles de votre vie : ils vous cherchent de leur plein gré, sans que vous ayez rien dépensé pour les attirer.
Les deux choses à régler ce soir, gratuitement
Un, verrouillez votre nom avant d'imprimer quoi que ce soit. Avant la devanture, les cartes, les sacs, le tampon et les flyers, vérifiez trois points : le nom n'est pas déjà porté par un commerce de votre région dans le même métier, l'adresse internet correspondante est libre, et le même nom est disponible sur les réseaux où vous comptez publier. Cette vérification prend un quart d'heure. Changer une enseigne déjà posée, c'est une autre affaire. Et pendant que vous y êtes, choisissez un nom qui se dicte au téléphone sans l'épeler trois fois, c'est le sujet de notre article sur l'adresse que vos clients retiennent.
Deux, créez votre fiche Google maintenant, pas le jour de l'ouverture. Google permet de déclarer un établissement avant qu'il ouvre et d'indiquer une date d'ouverture. C'est gratuit, ça demande une vérification d'adresse qui peut prendre un peu de temps, et c'est précisément pour ça qu'il ne faut pas s'y mettre la veille. Le jour où vous levez le rideau, votre fiche doit déjà être en ligne, avec votre adresse, votre téléphone et vos horaires.
Ces deux actions ne coûtent rien et ne demandent aucune compétence technique. Elles valent plus que n'importe quelle dépense de communication que vous ferez ce trimestre.
Le calendrier à l'envers, du jour J jusqu'à ce soir
Prenez votre date d'ouverture et remontez.
- Trois mois avant. Le nom est verrouillé, l'adresse internet est réservée à votre nom et pas à celui d'un prestataire, la fiche Google est demandée.
- Deux mois avant. Vous écrivez les textes. Pas un site, juste des phrases : ce que vous faites, pour qui, où, quand vous êtes ouvert, et ce qui vous distingue du commerce d'en face. Notre méthode pour écrire ça en vingt minutes marche aussi bien avant qu'après l'ouverture.
- Un mois avant. Les photos. Le chantier qui avance, le matériel qui arrive, votre équipe, la vitrine en cours. Ce sont les photos les plus regardées de toute la vie de votre commerce, et personne ne les prend. Un téléphone suffit, en pleine journée, sans flash.
- Deux semaines avant. Vos horaires définitifs, votre numéro, votre adresse exacte, publiés au même format partout : fiche Google, réseaux, vitrine.
- Le jour J. La fiche passe en « ouvert ». Vous publiez les photos. Et vous demandez un avis à vos trois premiers clients contents, ce qui se demande sans gêner personne.
Rien dans cette liste ne demande de carte bancaire. Tout se fait depuis votre téléphone, entre deux rendez-vous de chantier.
Les trois dépenses à ne pas faire avant d'ouvrir
La publicité. Payer pour envoyer des gens vers un commerce fermé, ou vers une page qui ne dit pas quand il ouvre, c'est de l'argent jeté. La publicité se discute une fois que vous savez ce que vous vendez le plus, pas avant. Nous avons listé ce qu'il faut régler d'abord.
Les annuaires qui appellent. Ils savent qu'un commerce ouvre avant tout le monde : les créations d'entreprise sont publiques. Vous allez recevoir des appels très aimables qui proposent un pack visibilité pour le lancement. Gardez les cinq questions qui coupent court près du téléphone.
Le site de dix pages. Avant d'ouvrir, vous n'avez pas encore le recul pour savoir ce que vos clients demanderont vraiment. Une page claire qui dit qui vous êtes, où vous êtes et quand vous ouvrez fait le travail. Les pages supplémentaires s'ajoutent après, quand vous savez quoi y mettre.
Gardez votre argent si vous êtes dans ce cas
Si vous reprenez un commerce existant, votre priorité n'est pas de créer quelque chose, c'est de ne pas perdre ce qui existe déjà : la fiche Google de l'ancien, ses avis, son ancienneté. C'est un sujet à part entière, et il vaut de l'argent : ne perdez pas les avis de l'ancien.
Et si vous ouvrez une activité où tout passe par un réseau de prescripteurs installé, un confrère qui vous envoie ses patients, un donneur d'ordres, une clientèle déjà constituée que vous emmenez avec vous, alors un site n'est pas une urgence d'ouverture. Faites la fiche Google, gardez le reste pour plus tard.
Le moment où un site devient utile avant l'ouverture
Il y a un cas où une page en ligne avant l'ouverture rapporte vraiment : quand vous avez quelque chose à faire faire aux gens avant le jour J. Prendre les premiers rendez-vous, enregistrer les premières réservations, constituer une liste de personnes à prévenir, recevoir des candidatures parce que vous recrutez avant d'ouvrir. Là, le téléphone ne suffit plus, et une adresse internet qui existe devient un outil, pas une vitrine.
Chez Scalenvia, un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne pour que vous la regardiez sur votre téléphone avant de payer quoi que ce soit, et les révisions sont comprises pendant la création puis 30 jours après. Si c'est la fiche Google qui vous inquiète, sa création et sa mise en place sont une option à 149 €, payée une fois. La grille est sur la page tarifs, les options sur la page services, et des sites déjà livrés sur la page réalisations.
Mais commencez par les deux actions de ce soir : le nom verrouillé et la fiche Google demandée. Elles ne coûtent rien, elles prennent une demi-heure, et aucune dépense faite plus tard ne les remplacera.
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