Infirmier libéral : être trouvé par les familles du coin
Une famille cherche un infirmier à domicile le soir d'une sortie d'hôpital. Les quatre informations à mettre en ligne ce soir, gratuitement, pour être appelé.
Vingt heures trente. Une femme rentre de l'hôpital avec son père, une ordonnance dans la main et une consigne : il faut un infirmier à domicile demain matin pour refaire un pansement. Le cabinet du médecin est fermé. Elle prend son téléphone et tape « infirmier à domicile » suivi du nom de sa commune.
Ce qu'elle trouve dans les trente secondes qui suivent décide qui elle appelle. Pas le meilleur soignant du département : celui dont elle comprend tout de suite qu'il passe chez elle, qu'il fait ce soin, et qu'il répondra. Voici ce qu'elle cherche, et ce que vous pouvez corriger ce soir sans dépenser un centime.
Vos patients ne viennent plus seulement du médecin
Pendant longtemps, la tournée se remplissait par trois canaux : le médecin traitant, le service hospitalier qui prépare la sortie, et le bouche-à-oreille du quartier. Ces trois canaux fonctionnent toujours. Ils ne suffisent plus à expliquer qui vous appelle.
Ce qui a changé, c'est qui cherche. Très souvent, ce n'est pas le patient : c'est son fils ou sa fille, parfois à trois cents kilomètres, qui organise les soins à distance. Cette personne ne connaît personne dans votre commune. Elle cherche le soir, après le travail, quand tous les cabinets sont fermés. Et elle vérifie avant de composer un numéro, exactement comme elle vérifierait un garage ou un plombier.
Votre objectif n'est donc pas de remplacer votre réseau professionnel. Il est beaucoup plus modeste : ne pas être invisible au moment précis où quelqu'un a besoin de vous et ne sait pas à qui s'adresser.
Les quatre informations qu'une famille cherche avant d'appeler
Dans cet ordre, et rien d'autre.
- Votre secteur, commune par commune. « Département » ne veut rien dire, « et alentours » encore moins. Écrivez la liste : les six, huit ou douze communes où vous passez réellement. Celle qui cherche veut lire le nom de sa ville, pas le deviner.
- Les soins que vous réalisez, en mots simples. Pansements, injections, prises de sang, perfusions, aide à la toilette, surveillance d'un traitement, accompagnement après une opération. Évitez le vocabulaire de la profession : la personne qui lit n'est pas soignante, elle a une ordonnance sous les yeux et cherche le mot qui correspond.
- Si vous prenez de nouveaux patients. C'est la phrase la plus utile de toutes, et presque personne ne l'écrit. « Nous prenons de nouveaux patients » fait appeler. « Tournée complète jusqu'en janvier, nous pouvons vous orienter » évite dix appels inutiles et vous fait gagner du respect.
- Comment vous joindre, et quand. Un numéro sur lequel on appuie pour appeler, les plages où quelqu'un décroche, ce qu'il faut laisser sur le répondeur pendant la tournée, et si le SMS passe mieux que l'appel.
Vingt minutes ce soir, sans rien acheter
Vous n'avez pas besoin d'un site pour faire ce qui suit. Prenez votre téléphone et vingt minutes.
- Complétez votre fiche d'établissement Google. Rien ne vous oblige à afficher une adresse personnelle pour y figurer : une activité qui se déplace peut déclarer une zone d'intervention. C'est gratuit, et c'est ce que la famille voit en premier. La méthode est détaillée dans être trouvé sans afficher votre adresse.
- Mettez des horaires vrais. Si personne ne décroche entre 8 h et 11 h parce que vous êtes chez des patients, ne laissez pas écrit « ouvert 8 h à 20 h ». Des horaires faux génèrent des appels sans réponse, et un appel sans réponse part chez le confrère.
- Vérifiez votre numéro partout. Beaucoup de cabinets traînent, sur de vieux annuaires, un numéro de ligne fixe abandonné ou celui d'un associé parti. Un quart d'heure de recherche suffit à les repérer : voir le client appelle dans le vide.
- Réenregistrez votre répondeur. Trois phrases : qui vous êtes, quand vous rappelez, et ce qu'il faut laisser (nom, commune, soin prescrit, numéro). Vous rappellerez plus vite, et vous arrêterez de rappeler pour rien.
- Faites tester. Demandez à un proche de chercher votre métier depuis son téléphone, dans une commune voisine, et de vous dire ce qu'il a compris en trente secondes. C'est le seul avis qui compte.
Ce que vous pouvez écrire, et ce qu'il vaut mieux éviter
Votre profession n'est pas un commerce, et les règles de communication ne sont pas les mêmes. Restez factuel : ce que vous faites, où, quand. Pas de promesse de résultat, pas de comparaison avec un confrère, pas de mise en avant commerciale. Avant de publier quoi que ce soit, vérifiez auprès de votre ordre ce qui est autorisé dans votre cas : c'est dix minutes de vérification qui évitent un vrai problème.
Deux points qui reviennent souvent. Les avis en ligne : la méthode qu'un commerçant utilise pour en demander ne se transpose pas telle quelle à une profession de santé, renseignez-vous avant de la copier. Les photos : jamais de patient, même de dos, même flouté, sans accord écrit. Une photo de vous, de votre véhicule ou de votre matériel propre fait très bien le travail.
Quand un site ne vous servira à rien
Soyons clairs, parce que c'est rarement dit : si votre tournée est pleine et que vous refusez déjà des patients, un site ne vous apportera rien. Gardez votre argent. Même chose si vous faites des remplacements, si vous partez à la retraite dans l'année, ou si votre vrai problème est le téléphone qui sonne pendant les soins. Dans ce dernier cas, le répondeur et la fiche Google règlent la question, pas un site.
Une page devient utile dans quatre situations : vous venez de vous installer, vous changez de secteur, votre cabinet cherche un collaborateur, ou vous exercez dans une zone où personne n'est visible en ligne et où les familles ne trouvent que l'hôpital.
Ce que ça coûte, si vous décidez d'en avoir une
Chez Scalenvia, un site vitrine se paie une seule fois, sans abonnement derrière : à partir de 300 € pour une page unique, de 350 à 500 € pour plusieurs pages. Vous voyez la première version avant de payer quoi que ce soit, elle est livrée en 7 jours ouvrés, et les retouches sont comprises pendant la création puis 30 jours après. Les mises à jour ensuite démarrent à 20 €. Si vous préférez ne pas toucher à votre fiche Google vous-même, elle peut être reprise seule, pour 149 €. Les détails sont sur la page tarifs et la page services, et la première version se demande ici.
Mais commencez par les vingt minutes plus haut. Elles ne coûtent rien, elles ne dépendent de personne, et elles règlent souvent l'essentiel du problème.
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