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Vous augmentez vos prix : les 6 endroits à corriger

Un ancien prix qui traîne en ligne, et c'est une discussion au comptoir ou un avis négatif. La liste à corriger en une soirée, sans rien dépenser.

Janvier approche, et vous avez déjà fait le calcul. Les matières ont monté, le loyer a suivi, et vos tarifs ne tiennent plus. Vous allez augmenter, et vous avez raison.

Le problème n'arrivera pas là où vous l'attendez. Il arrivera un mardi, quand quelqu'un posera son téléphone sur votre comptoir avec une capture d'écran d'un prix que vous ne pratiquez plus depuis trois mois.

Vous aurez alors le choix entre faire le geste et perdre de l'argent, ou refuser et passer pour quelqu'un qui affiche un prix d'appel. Les deux étaient évitables en une soirée.

Le problème n'est pas la hausse, c'est l'écart

Vos clients encaissent une augmentation sans broncher bien plus souvent que vous ne le croyez. Ce qu'ils ne supportent pas, c'est de découvrir l'écart au moment de payer.

Un prix affiché en ligne est une promesse à leurs yeux, même s'il date de deux ans. L'écart produit toujours la même suite : une discussion que personne ne voulait avoir, un geste commercial consenti à contrecœur, et parfois un avis où il est écrit que vos prix « ne sont pas ceux annoncés ». Cet avis, lui, reste, et les suivants le lisent.

Un point pratique, aussi : en France, vos prix doivent être affichés de façon visible et lisible. Les règles exactes dépendent de votre activité, et votre fédération vous répondra mieux qu'internet. Le principe, lui, est simple : un prix que vous affichez est un prix que vous assumez.

Les six endroits où votre ancien prix vous attend

Les voici dans l'ordre où ils posent problème. La plupart des patrons en connaissent deux, et découvrent les quatre autres.

1. Votre site. Pas seulement la page des tarifs : les prix oubliés ailleurs, sur la page d'accueil, dans une liste de prestations, dans une vieille page de promotion que plus personne n'ouvre, sauf Google.

2. Votre fiche Google. Le champ des prestations, le menu si vous faites de la restauration, et surtout les photos. Une photo de votre carte ou de votre panneau de tarifs reste en ligne des années, avec les prix de l'époque, et c'est souvent la première chose qu'on agrandit.

3. Les plateformes où l'on réserve ou commande chez vous. Prise de rendez-vous, livraison, places de marché. Chacune a son propre tableau de tarifs, rempli une fois le jour de l'inscription, et jamais revu. Sur qui détient quoi, le sujet est traité ici.

4. Les pages que vous n'avez pas créées. Annuaires généralistes, annuaires de métier, pages de ville, anciennes fiches d'un prédécesseur. Elles reprennent des informations vieilles de plusieurs années sans vous demander votre avis : le même mécanisme joue sur les numéros de téléphone, c'est expliqué là.

5. Vos fichiers et vos codes. Le PDF de la carte, la plaquette envoyée par email, la grille tarifaire jointe à vos devis, et le QR code de la vitrine ou des tables, qui ouvre peut-être encore un document de l'an dernier. Où mènent vos QR codes, c'est ici.

6. Vos réponses toutes faites. Le devis type, la réponse automatique, le message vocal, la signature de vos emails, les étiquettes, le panneau en vitrine. Ce sont les plus faciles à corriger, et ceux qu'on oublie le plus, parce qu'ils ne sont pas « en ligne ».

Votre soirée de ménage, dans l'ordre

Comptez une heure, une seule fois, depuis votre téléphone. Rien à acheter, personne à appeler.

  1. Cherchez-vous comme un client. Tapez le nom de votre établissement et votre ville, puis votre nom suivi de « prix », puis de « tarif ». Notez chaque page où un prix apparaît, même celles que vous ne reconnaissez pas.
  2. Ouvrez votre fiche Google en navigation privée, depuis un téléphone, et faites défiler toutes les photos jusqu'à la dernière. Supprimez celles où figurent des prix dépassés.
  3. Écrivez la liste des endroits à corriger, avec, en face de chacun, qui détient le mot de passe. C'est cette colonne qui vous apprendra le plus sur votre situation.
  4. Corrigez d'abord ce que vous contrôlez vous-même, en commençant par la fiche Google et par vos réponses toutes faites.
  5. Scannez vos propres QR codes, et remplacez le document s'il est périmé.
  6. Pour les pages d'autres sites, demandez la mise à jour ou la suppression, et revendiquez les fiches qui parlent de vous sans vous.

Si une page refuse de bouger, un prix juste sur votre fiche Google et sur votre vitrine pèse de toute façon plus lourd qu'un annuaire oublié.

Comment annoncer la hausse sans vous justifier

Trois lignes suffisent, et elles valent mieux qu'un long paragraphe d'excuses.

  • Une date, pas une période floue. « À partir du 5 janvier » est net. « Prochainement » invite à négocier.
  • Une raison factuelle, et une seule. Le coût des matières, le temps passé, un matériel renouvelé. Pas de plainte, pas de contexte économique mondial.
  • Ce qui ne change pas. La ligne la plus utile, et presque personne ne l'écrit : les prestations qui gardent leur prix, ce qui reste inclus.

Prévenez vos habitués avant les autres, et par le canal où ils vous lisent déjà. Ne promettez pas que ce sera la dernière fois. Et si vous hésitez encore à afficher vos prix tout court, le raisonnement complet est ici.

Les cas où vous n'avez rien de plus à faire

Soyons clairs, parce que c'est souvent le cas : si vos prix ne vivent qu'à deux endroits, votre vitrine et votre fiche Google, l'opération vous prend vingt minutes par an et vous n'avez besoin de personne.

Et ne payez pas une refonte pour changer des chiffres. Si la seule chose qui vous gêne est une grille tarifaire périmée, le problème n'est pas votre site, c'est l'accès à votre site. Ce n'est pas la même facture.

Quand faire corriger coûte moins cher que laisser traîner

La situation qui justifie vraiment de déléguer est simple : vous n'avez plus la main sur votre site, vous ne savez pas qui a les accès, et chaque changement de prix attend des semaines. L'ancien prix reste alors en ligne non par négligence, mais parce que vous êtes bloqué. Les autres mises à jour qui dorment dans le même cas sont listées ici.

Chez Scalenvia, une modification à la carte commence à 20 €, et c'est souvent tout ce qu'il vous faut en janvier. Pour changer vos tarifs vous-même sans attendre personne, l'option Éditeur est à 29 € par mois. Pour déléguer les mises à jour au fil de l'année, Sérénité est à 39 € par mois. Et si votre fiche Google est à l'abandon, elle peut être reprise seule, pour 149 €. Tout est sur la page tarifs et la page services.

Si vous n'avez pas encore de site et que c'est justement la grille de prix qui vous manque, un site vitrine se paie une seule fois, sans abonnement : à partir de 300 € pour une page unique, de 350 à 500 € pour plusieurs pages, livré en 7 jours ouvrés. La première version est créée avant tout paiement.

Mais commencez par la soirée de ménage. Elle est gratuite, et c'est elle qui vous évitera la capture d'écran sur le comptoir, un mardi de janvier.

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