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Apple Plans : ce que voient vos clients sur iPhone

Une fiche existe sur Apple Plans et sur Bing sans que vous l'ayez créée, souvent avec de vieux horaires. Le test de cinq minutes pour la corriger.

Vous avez passé du temps sur votre fiche Google. Les horaires sont justes, les photos sont à jour, vous répondez aux avis. Très bien : c'est là que la majorité de vos clients vous cherchent.

Maintenant empruntez l'iPhone de votre conjoint, de votre fils ou du client au comptoir. Ouvrez l'application Plans, celle avec la carte, et tapez le nom de votre établissement. Il y a de bonnes chances que vous découvriez une fiche que vous n'avez jamais créée, avec un horaire d'il y a trois ans, un numéro de fixe que vous n'utilisez plus, ou un point posé dans la rue d'à côté.

Personne ne vous a prévenu, et aucun client ne vous le dira. Il aura simplement appelé dans le vide, ou sonné à la mauvaise porte, puis sera allé ailleurs.

Pourquoi une fiche existe sans que vous l'ayez créée

Les cartes et les assistants vocaux ne vont pas chercher votre fiche Google. Ils ont leur propre base de lieux, qu'ils construisent à partir de sources diverses : données publiques, fournisseurs de cartographie, annuaires, contributions d'utilisateurs, et parfois une vieille mention de vous trouvée quelque part.

Résultat : votre établissement figure déjà sur ces cartes, dans l'état où une source l'a décrit un jour. Si vous avez changé d'horaires, de numéro, de nom d'enseigne ou de local, rien ne l'a suivi. C'est le même mécanisme que ces vieilles fiches où le client appelle dans le vide, sauf que celle-ci s'affiche sur le téléphone de la moitié de vos clients sans que vous le sachiez.

Et ce n'est pas qu'Apple. Bing a sa propre base, utilisée par son moteur et par certains assistants. Plusieurs applications de navigation et de vélo lisent OpenStreetMap, une carte libre où n'importe qui peut corriger un commerce. Waze se corrige par ses propres contributeurs. Aucun de ces services ne regarde ce que vous écrivez chez Google.

Le test de cinq minutes, ce soir

Il vous faut un iPhone emprunté et votre propre téléphone. Cherchez-vous sur chaque carte et vérifiez cinq points, dans cet ordre :

  1. Le nom tel qu'il est écrit sur votre devanture, pas un ancien nom ni une abréviation.
  2. Le point sur la carte. Faites-vous guider vers votre adresse et regardez où le trajet s'arrête. C'est le même problème que Google Maps qui ne trouve pas votre porte, en pire, parce que personne ne surveille cette carte.
  3. Le numéro de téléphone. Celui qui sonne vraiment, aujourd'hui, pas la ligne du prédécesseur.
  4. Les horaires. Une carte qui vous affiche fermé un samedi où vous êtes ouvert vous coûte un client, immédiatement.
  5. Le lien vers votre site, s'il y en a un. Souvent il manque, ou pointe vers une page morte.

Notez ce qui est faux sur un papier. Quatre ou cinq lignes, souvent, et une seule vraiment gênante : le numéro ou les horaires.

Comment les corriger, gratuitement

Tout ce qui suit est gratuit et se fait depuis votre canapé. Chaque service vous demandera de prouver que l'établissement est bien le vôtre, par un appel, un courrier ou un document, et le temps de traitement varie.

Apple. Apple propose un outil gratuit pour les établissements, Apple Business Connect, sur businessconnect.apple.com. Vous créez un compte, vous réclamez votre lieu, vous prouvez que c'est bien le vôtre, puis vous corrigez nom, adresse, horaires, téléphone, site et photos. C'est le même travail que votre fiche Google, en plus court. À défaut, dans l'application Plans, la fiche d'un lieu propose de signaler un problème : utile pour une correction isolée.

Bing. Bing Places for Business, sur bingplaces.com, fonctionne sur le même principe et permet souvent d'importer ce qui est déjà renseigné chez Google, ce qui évite de tout retaper.

OpenStreetMap. Sur openstreetmap.org, en créant un compte gratuit, vous pouvez déplacer le point de votre commerce et corriger ses informations vous-mêmes. C'est la carte qu'utilisent de nombreuses applications tierces.

Waze. Signalez l'erreur depuis l'application, sur la fiche du lieu. La correction passe par ses contributeurs.

Si vous ne faites qu'une seule chose ce soir, faites Apple : c'est la carte installée d'origine sur les iPhone, celle que leur assistant vocal consulte.

Ce que ça change, et ce que ça ne change pas

Soyons honnêtes : corriger ces cartes ne vous fera pas apparaître devant vos concurrents. Ce n'est pas un levier de visibilité, et personne ne peut vous promettre un classement.

Ça fait autre chose, plus modeste et plus rentable : ça arrête les pertes sur des clients qui vous cherchaient déjà par votre nom. Celui qui tape votre enseigne dans Plans est le client le plus chaud qui existe, et un mauvais numéro le renvoie chez le voisin. Si vous êtes introuvable pour des raisons plus profondes, ce n'est pas ici que ça se règle.

C'est aussi un entretien à refaire, pas une tâche à cocher. Notez dans votre agenda de refaire ce test deux fois par an, et à chaque changement d'horaires, de numéro ou de local. Cinq minutes.

Ce qui compte plus que les cartes secondaires

Toutes ces cartes recopient des informations trouvées ailleurs. Donc la vraie question est : qu'est-ce qu'elles trouvent sur vous ?

Si votre nom, votre adresse et votre numéro sont écrits à l'identique sur votre fiche Google, sur votre site et sur les annuaires où vous figurez, les cartes convergent vers le bon lieu. S'ils varient d'un endroit à l'autre, vous passez votre vie à corriger des fiches sans jamais tarir la source. Un site à vous, que vous contrôlez et que vous pouvez modifier le jour où vos horaires changent, sert exactement à ça : donner une version de référence.

Si vous avez déjà un site à jour, une fiche Google juste, et que vous venez de corriger vos quatre cartes : gardez votre argent. Vous avez fait le travail, et rien de payant n'y ajoutera grand-chose.

Ça devient un vrai sujet dans trois cas. Vous n'avez aucun site, donc aucune source de référence et rien à mettre dans le champ « site internet » de ces fiches. Vous en avez un, mais vous ne pouvez pas y changer une ligne sans demander à quelqu'un. Ou vous ne savez pas du tout ce qui circule sur vous en ligne.

Chez Scalenvia, un site vitrine est à 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour plusieurs pages, payé une fois, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés, avec une première version visible avant tout paiement. Si c'est votre fiche Google qui est le point faible, sa reprise en main est une option à 149 €, payée une fois. Et pour savoir ce qui circule sur vous, un audit à 149 € fait le tour de ce qui est en ligne et de ce qui est faux. Les détails sont sur la page tarifs et sur la page services.

Mais commencez par l'iPhone emprunté. C'est gratuit, c'est cinq minutes, et vous saurez ce soir ce que voient vos clients.

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