Taxi, VTC : être réservé la veille, pas en catastrophe
Les courses qui rapportent se décident la veille au soir. Les six informations qui font choisir votre voiture, et la demi-heure gratuite de ce soir.
Il est 22 h. Quelqu'un prend un train à 6 h 12 demain matin et ne veut pas chercher une voiture à 5 h 30. Il tape le nom de votre ville et « taxi », ouvre trois résultats, et dans les quatre minutes qui suivent il aura réservé chez l'un des trois. Pas forcément le moins cher : celui chez qui il a compris, en deux coups d'œil, que ça se passerait sans surprise.
Vous n'étiez pas au téléphone à ce moment-là, et c'est le point. Vous ne pouvez pas le convaincre, mais vous pouvez décider de ce qu'il trouve. Voici ce qu'il cherche, puis une demi-heure de travail à faire ce soir sans rien acheter.
La course qui rapporte n'est pas celle qu'on cherche à 7 h du matin
Comparez deux journées. Dans la première, vous attendez que le téléphone sonne et vous prenez ce qui vient : des petites courses, des horaires qui se chevauchent, des trous au milieu. Dans la seconde, vous avez quatre courses posées la veille, dont deux longues, et vous organisez le reste autour. La différence ne tient ni à votre voiture ni à votre prix, mais à une seule chose : peut-on vous réserver à l'avance facilement, ou faut-il vous attraper au bon moment.
Les courses réservées à l'avance sont aussi les meilleures : gare, aéroport, longues distances, retours de soirée, rendez-vous médicaux réguliers. Ce sont celles que le client prépare le soir, sur son téléphone, quand vous ne décrochez pas parce que vous conduisez.
Les six informations qui font choisir votre voiture
1. Les communes que vous desservez vraiment, par leur nom. Pas « secteur et alentours ». Écrivez la liste : votre ville, les six ou huit communes autour, la gare, l'aéroport, les hôpitaux et cliniques où vous allez régulièrement. Quelqu'un qui habite à douze kilomètres veut lire le nom de son village, sinon il suppose que c'est non.
2. Comment on réserve, et quand vous répondez. Dites-le en une phrase : par téléphone, par message, et l'heure jusqu'à laquelle une réservation pour le lendemain matin est acceptée. Si vous répondez aux messages entre deux courses, dites-le. « Envoyez un message, je confirme dans l'heure » vaut mieux qu'un numéro seul, parce que le client qui réserve tard ne veut pas déranger.
3. Ce qui est possible, et ce qui ne l'est pas. Nombre de places, place pour les valises, siège enfant, animal accepté, paiement par carte, reçu ou facture. Ces six lignes suppriment la moitié des appels de vérification, et elles évitent la mauvaise surprise au moment de monter.
4. Ce que vous pouvez dire du prix. Un taxi roule au tarif fixé par arrêté préfectoral, affiché au compteur, et vous pouvez annoncer les forfaits que vous pratiquez pour la gare ou l'aéroport. Un VTC convient d'un prix avant la course : dites que vous donnez un prix ferme par retour de message. Dans les deux cas, écrivez la règle plutôt que de laisser un vide. Un vide se lit « ça va me coûter cher ».
5. Les cas qui vous distinguent. Les départs avant 6 h, les retours de nuit, les longues distances, le transport de personnes à mobilité réduite si votre véhicule est équipé, le transport de patients assis si vous êtes conventionné. Ce sont des besoins précis, cherchés avec des mots précis, et que personne ne peut vous attribuer si vous ne les écrivez nulle part.
6. Qui conduit. Votre prénom, depuis combien de temps vous faites ce métier, une photo de vous devant la voiture. Quelqu'un qui monte à 5 h du matin avec un inconnu se rassure sur un visage, pas sur un logo.
Votre demi-heure de ce soir, sans rien acheter
À faire avec le téléphone que vous avez déjà, quel que soit votre outil aujourd'hui : fiche Google, page de réseau social ou site existant.
- Cherchez votre ville plus « taxi » en navigation privée. Vous verrez qui sort avant vous, et ce que votre client voit de vous.
- Vérifiez que votre numéro se compose d'un seul appui, partout où il apparaît, puis appelez-le depuis un autre téléphone pour entendre ce qui se passe quand vous ne décrochez pas.
- Enregistrez un message vocal utile : votre prénom, votre activité, et la phrase « laissez votre nom, l'heure et l'adresse, je vous rappelle ». Un répondeur muet vous coûte des courses chaque semaine.
- Écrivez votre liste de communes, une ligne, séparées par des virgules.
- Préparez une réponse type de confirmation en trois lignes : heure, adresse de prise en charge, prix ou règle de prix. Enregistrez-la dans les réponses rapides de votre téléphone, vous la renverrez cent fois.
- Prenez cinq photos : la voiture propre de l'extérieur, l'intérieur arrière, le coffre ouvert avec deux valises dedans, le siège enfant, vous devant la voiture.
- Alignez vos horaires partout. Si vous roulez la nuit et le dimanche, ça doit se lire au même endroit que votre numéro.
Ces sept actions ne coûtent rien et tiennent en une soirée. Elles servent quel que soit l'outil que vous utilisez ensuite. Pour demander des avis sans mettre personne mal à l'aise, la méthode est dans cet article.
Les trois choses qui font passer le client au suivant
Le téléphone qui sonne dans le vide. C'est le premier poste de perte de ce métier, et il ne se voit jamais dans les comptes. Ce que ces appels manqués représentent, semaine après semaine, est calculé ici.
Un numéro mort sur une vieille annonce. Vos anciennes fiches d'annuaires continuent d'envoyer des clients vers un numéro qui ne répond plus. Le tri est gratuit et prend une soirée : comment retrouver ces fiches.
Rien sur les réservations à l'avance. Si aucune ligne ne dit qu'on peut réserver pour demain 5 h, le client suppose que non et appelle celui qui le dit.
Quand un site ne vous servira à rien, et quand il change quelque chose
Soyons clairs. Si vous travaillez seul, que vos journées sont pleines avec vos réguliers, et que votre fiche Google est complète, à jour, avec votre numéro et vos communes, gardez votre argent. Faites la liste ci-dessus, et regardez dans trois mois.
Un site devient utile dans trois cas précis : vous voulez capter les réservations préparées la veille par des gens qui ne vous connaissent pas, vous proposez des prestations particulières (longue distance, mobilité réduite, navette entreprise) que personne ne peut deviner, ou vous répétez les mêmes réponses au téléphone entre deux courses. Dans ces cas-là, un site vitrine chez Scalenvia se paie une seule fois : 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne et vous la regardez sur votre téléphone avant de payer quoi que ce soit, et les révisions sont comprises pendant la création et 30 jours après. Le détail est sur la page tarifs et la page services.
Ce que vous faites demain matin
Les sept actions de la liste, en commençant par le répondeur et la liste de communes : ce sont les deux qui rapportent le plus vite. Si dans trois semaines des réservations arrivent la veille au soir, de gens dont vous n'avez jamais entendu parler, vous saurez que le reste vaut le coup. Sinon, vous n'aurez rien dépensé pour le savoir.
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