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Votre site vous appartient-il vraiment ? 5 vérifications

Cinq contrôles gratuits, faisables ce soir en vingt minutes, pour savoir si votre nom de domaine, votre site et votre fiche Google sont bien à vous.

Tant que tout va bien, la question ne se pose pas. Le site est en ligne, vous payez ce qui est prévu, et vous passez à autre chose. Elle arrive toujours au mauvais moment : le jour où vous voulez changer de prestataire, le jour où celui-ci cesse de répondre, ou le jour où une adresse internet expire sans que personne ne l'ait vu venir.

Vous n'avez pas besoin d'être technicien pour vous protéger. Les cinq vérifications qui suivent se font gratuitement, ce soir, en vingt minutes. Elles valent pour n'importe quel prestataire, y compris celui que vous avez déjà.

Le jour où le problème se voit

Le scénario est presque toujours le même. Un patron veut refaire son site, demande à récupérer son adresse internet, et découvre qu'elle est enregistrée au nom de la personne qui a fait le site il y a six ans. Parfois cette personne règle ça en deux courriels. Parfois elle a changé de métier, ne relève plus cette adresse, ou demande une somme pour rendre la main.

Le préjudice n'est pas le site. Un site se refait. Le préjudice, c'est l'adresse : c'est elle qui est sur votre vitrine, vos cartes, vos factures, et c'est elle qui a accumulé votre visibilité dans les moteurs de recherche. La perdre revient à changer de numéro de téléphone sans prévenir personne.

Les quatre choses qui peuvent ne pas être à vous

Il n'y a pas un seul objet à posséder mais quatre, et ils se dissocient très bien.

  • Le nom de domaine, c'est-à-dire votre adresse internet. C'est le plus important et le plus souvent mal placé. Il se loue à l'année, auprès d'une société d'enregistrement, au nom d'un titulaire, qui devrait être vous ou votre entreprise.
  • L'hébergement, l'espace où le site est stocké et servi aux visiteurs. Il est souvent au nom du prestataire, et ce n'est pas grave en soi, tant que vous pouvez partir avec le reste.
  • Le contenu : vos textes, vos photos, votre logo. Vous devez en avoir les originaux quelque part chez vous, pas seulement en ligne.
  • Les accès d'administration : le moyen concret de modifier ou de récupérer le site sans passer par quelqu'un.

S'y ajoute votre fiche Google, qui appartient au compte qui l'a revendiquée. Si ce compte est celui d'un ancien stagiaire ou d'une agence, votre fiche ne vous obéit pas.

Les cinq vérifications de ce soir

1. Qui est titulaire de votre nom de domaine. Il existe des annuaires publics gratuits : lookup.icann.org pour la plupart des extensions, le site de l'Afnic (nic.fr) pour les adresses en .fr. Tapez votre adresse. Vous y verrez au minimum la société d'enregistrement et les dates. Les coordonnées d'un titulaire particulier sont souvent masquées pour des raisons de protection des données : dans ce cas, l'annuaire ne suffit pas, et vous passez au point suivant.

2. Demandez par écrit, aujourd'hui, deux choses simples. Un courriel de trois lignes à votre prestataire : « À quel nom le domaine est-il enregistré, et chez quelle société ? Merci de me confirmer que je peux obtenir le code de transfert si je le demande. » Un prestataire honnête répond sans se vexer. Une réponse floue, ou pas de réponse, est déjà une information.

3. Trouvez la date d'expiration et qui la paie. L'annuaire du premier point affiche la date. Ensuite, regardez sur quel compte bancaire part le renouvellement. Un domaine payé par la carte d'un tiers est un domaine que vous perdez le jour où ce tiers arrête, souvent sans que personne ne s'en aperçoive avant la coupure.

4. Vérifiez que vous avez un accès, pas seulement un formulaire. Si vous vouliez changer votre numéro de téléphone sur le site demain matin, le feriez-vous vous-même, ou devez-vous le demander ? Les deux réponses sont acceptables, à condition que ce soit un choix et que ce soit écrit quelque part.

5. Ouvrez le compte de votre fiche Google. Vérifiez avec quelle adresse de courriel vous y entrez, et que c'est une adresse que vous relevez vous-même. Si vous n'y arrivez pas, Google prévoit une procédure pour demander l'accès au propriétaire actuel : lancez-la ce soir plutôt que le jour où vous en aurez besoin. Une fiche que vous ne contrôlez pas ne peut pas être corrigée, et c'est souvent l'une des causes d'invisibilité locale.

Rangez ensuite les réponses dans une note sur votre téléphone. Ce document de dix lignes vaut plus que n'importe quel contrat que vous ne relirez jamais.

Les trois phrases à obtenir par écrit avant de signer

Valables pour n'importe quel devis. Un simple courriel de confirmation suffit, il n'y a pas besoin d'avocat.

  1. « Le nom de domaine est enregistré au nom de mon entreprise, et j'en reste titulaire. »
  2. « Si j'arrête, je repars avec mes textes, mes photos et le contenu de mon site, sur simple demande. »
  3. « Aucun frais n'est demandé pour partir, et le transfert n'est pas conditionné à un préavis particulier. »

Si l'une des trois pose problème à votre interlocuteur, ce n'est pas forcément malhonnête, mais vous devez savoir pourquoi avant de payer. C'est la même logique que pour le mode de facturation : abonnement ou paiement unique, la vraie question n'est pas le montant mensuel, c'est ce qu'il reste le jour où vous arrêtez de payer.

Ce que ça change quand vous comparez deux offres

Un abonnement n'est pas un piège en soi. Il le devient quand le site disparaît à l'arrêt du paiement et que vous n'avez rien à emporter. À l'inverse, un achat unique mal ficelé, avec un domaine au nom d'un autre, vous enferme tout autant. Ce n'est pas le prix qui vous protège, c'est la réponse aux trois phrases précédentes.

Et si vos réponses aux cinq vérifications sont bonnes, si le domaine est à votre nom, si vous pouvez récupérer votre contenu, si votre fiche Google vous obéit : ne changez rien. Vous n'avez aucune raison de refaire votre site ce mois-ci, et vous venez d'économiser un budget. Une mise à jour ponctuelle, à partir de 20 €, règle la plupart des sites simplement datés, et faire votre site vous-même reste une option raisonnable dans plusieurs cas.

Posez ces mêmes questions à Scalenvia comme à n'importe qui d'autre. Ce que vous pouvez y vérifier tient en peu de lignes : un site vitrine se paie une seule fois (300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet), sans abonnement obligatoire, et une première version complète est mise en ligne pour que vous la regardiez avant de payer quoi que ce soit. Les options mensuelles existent (suivi, éditeur, réseaux) mais elles sont séparées du site lui-même. Les montants sont sur la page tarifs et le détail des prestations sur la page services.

Ce que vous faites demain matin

Les cinq vérifications, dans l'ordre, et le courriel de trois lignes du deuxième point. Comptez vingt minutes. Dans la plupart des cas, tout est en ordre et vous dormirez tranquille. Dans les autres, vous l'apprendrez pendant que c'est encore facile à corriger, plutôt que dans deux ans, quand ce ne le sera plus.

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