Site de thérapeute : ce qui décide un patient à appeler
Votre futur patient hésite, le soir, sur son téléphone. Voici les six lignes à ajouter ce soir sur votre site, gratuitement, pour qu'il ose vous appeler.
Une personne a votre nom depuis trois semaines. Une amie le lui a donné, ou elle vous a trouvée en cherchant votre spécialité et sa ville. Ce soir, elle ouvre enfin votre site sur son téléphone. Elle n'est pas en train de comparer des méthodes : elle se demande si elle va oser prendre rendez-vous avec quelqu'un qu'elle ne connaît pas, pour parler d'un sujet qui la gêne.
Tout se joue là. Pas sur la beauté de votre site, pas sur la longueur de votre formation. Sur le fait de savoir, en deux minutes, à quoi elle s'engage.
Les six questions que se pose votre futur patient
Elles reviennent toujours dans le même ordre, et ce sont exactement celles que vous entendez au téléphone, en boucle.
- Est-ce que vous prenez de nouveaux patients ? Le doute suffit à faire refermer la page.
- Où est le cabinet, précisément ? Le quartier, le nom de la rue, et comment on y accède.
- Combien coûte une séance, et combien de temps dure-t-elle ?
- Que se passe-t-il pendant la première séance ? C'est la question la plus angoissante, et presque personne n'y répond en ligne.
- À qui je parle ? Une photo de vous, votre visage, pas une pierre zen ni un coucher de soleil.
- Comment je prends rendez-vous, et sous combien de temps aurai-je une réponse ?
Un site qui répond à ces six questions travaille pour vous. Un site qui parle d'abord de votre approche, de votre parcours et de votre philosophie fait attendre le patient, et l'attente, à ce moment précis, se transforme en « je verrai plus tard ».
Le test des dix secondes, à faire ce soir
Prenez votre téléphone, coupez le wifi du cabinet, et ouvrez votre site comme si vous ne le connaissiez pas. Chronométrez.
- Dix secondes, sans faire défiler l'écran : est-ce qu'on sait ce que vous faites, pour qui, et dans quelle ville ? Si la réponse tient dans une phrase visible d'emblée, c'est gagné.
- Cherchez le prix d'une séance. Si vous devez chercher, votre patient abandonne avant vous.
- Touchez votre numéro de téléphone. S'il ne déclenche pas d'appel, ce n'est pas un numéro, c'est une décoration.
- Comptez les mots que vous devriez expliquer à votre voisine de palier. Chaque mot de ce genre coûte un patient.
Ce test est gratuit, il prend trois minutes, et il vous donne votre liste de travail pour la demi-heure qui suit.
Les six lignes à écrire ce soir, sans rien acheter
Si vous pouvez modifier votre site vous-même, même mal, faites ces six changements. Comptez vingt minutes. Ils valent plus que n'importe quelle refonte.
- Une phrase d'accueil qui dit tout : votre pratique, pour qui, et où. Par exemple, « Sophrologue à Angers, j'accompagne le stress, le sommeil et la préparation aux examens ». Pas de poésie, pas de citation.
- Le tarif et la durée, écrits noir sur blanc, avec les cas particuliers (première séance plus longue, séance à distance, forfait). Cacher son tarif n'a jamais rassuré personne, cela fait seulement imaginer le pire.
- Le déroulé de la première séance, en cinq lignes : ce qui se passe à l'arrivée, ce que vous demandez, ce que la personne fait, ce qu'elle emporte en repartant. C'est le paragraphe qui décroche le plus de rendez-vous, et celui que presque personne n'écrit.
- L'accès en toutes lettres : l'étage, le code, où se garer, l'arrêt le plus proche, et si c'est accessible en fauteuil. Un patient anxieux qui a peur d'arriver en retard ne prend pas rendez-vous.
- Votre photo, votre vraie, prise à la lumière du jour, où l'on voit vos yeux. Ce n'est pas de la coquetterie : la personne cherche à savoir si elle se sentira à l'aise en face de vous.
- Un moyen de prendre contact, et un seul geste : votre numéro cliquable, ou votre lien de rendez-vous en ligne, plus une phrase honnête du type « je réponds aux messages entre midi et 14 h ». Une attente annoncée est supportable, une attente silencieuse fait partir.
Ajoutez enfin, si vous êtes dans ce cas, la ligne « je prends de nouveaux patients » ou « ma liste est complète jusqu'en novembre ». Les deux sont utiles : la seconde évite des appels inutiles et vous donne, curieusement, plus de crédibilité que la première.
Ce qu'il vaut mieux enlever
Trois choses coûtent des patients sans que personne vous le dise.
Les promesses de résultat. Annoncer qu'une méthode guérit ou soigne vous expose, et surtout, cela fait fuir les gens sérieux. Décrivez ce que vous faites et pour quels motifs on vient vous voir, jamais ce que vous garantissez.
Le jargon de votre formation. Les sigles, les noms d'écoles et les termes techniques rassurent vos confrères, pas vos patients. Gardez-les dans une page « mon parcours », plus bas.
Les longues pages sur l'histoire de la discipline. Votre visiteur ne choisit pas une discipline, il vous choisit vous. Une ligne suffit pour situer la méthode, le reste doit parler de sa situation à lui.
Pendant que vous y êtes, vérifiez votre fiche Google : c'est souvent elle, et non votre site, que votre patient voit en premier. Si elle n'apparaît pas, six causes expliquent presque tous les cas, et elles se corrigent gratuitement.
Quand refaire votre site, et quand garder votre argent
Soyons directs. Si vous venez d'ajouter vos tarifs, le déroulé de la première séance et un numéro cliquable, et que votre agenda se remplit, ne payez rien. Votre site fait son travail. Gardez cet argent pour votre cabinet ou votre supervision.
Refaire votre site devient utile dans trois situations seulement. Un : vous ne pouvez pas le modifier vous-même, donc vos tarifs sont faux depuis deux ans. Deux : il est illisible sur téléphone, alors que c'est là que vos patients le lisent, le soir. Trois : votre pratique ne vit que sur un annuaire ou une plateforme, qui peut changer ses règles ou ses commissions sans vous demander votre avis.
Dans ces cas, un site de thérapeute reste un petit projet. Chez Scalenvia, il se paie une seule fois : 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement ensuite, livré en 7 jours ouvrés. La première version est créée avant tout paiement : vous la regardez sur votre téléphone, entre deux séances, et vous ne payez que si elle vous convient. Le détail se trouve sur la page dédiée aux thérapeutes et la grille complète sur la page tarifs. Si vos tarifs bougent souvent, une mise à jour commence à 20 €, et l'Éditeur, à 29 € par mois, vous permet de les changer vous-même.
Mais commencez par le test des dix secondes. Il vous dira, mieux qu'un devis, si votre site a un vrai problème ou seulement six lignes de retard.
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Et si on parlait du vôtre ?
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