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Site à l'abandon : les 6 mises à jour qui rapportent

Votre site n'a pas bougé depuis deux ans ? Voici les six mises à jour qui comptent vraiment, toutes gratuites, toutes faisables en une soirée.

Vous avez fait faire un site il y a deux ou trois ans. Il vous a coûté de l'argent, vous l'avez trouvé bien, et depuis, plus rien. Vous n'y touchez pas. Vous ne savez plus vraiment ce qu'il y a dessus. Parfois un client vous appelle en citant un tarif que vous ne pratiquez plus, et vous vous dites qu'il faudrait s'en occuper.

Bonne nouvelle : un site à l'abandon ne se répare presque jamais en le refaisant. Il se répare en corrigeant six choses, dont cinq sont gratuites et tiennent dans une soirée. Voici lesquelles, dans l'ordre où elles rapportent.

Pourquoi un site figé vous coûte des appels

Un site ne se dégrade pas comme une camionnette. Il ne tombe pas en panne, il devient simplement faux. Vos prix ont bougé. Vous avez arrêté une prestation, vous en avez ajouté deux autres. Vous n'intervenez plus dans la même zone. Votre associé est parti. Votre numéro a changé.

Chacune de ces petites faussetés fait la même chose : elle attire des appels que vous ne voulez pas (des demandes hors zone, hors métier, hors budget) et elle repousse ceux que vous voulez. Un plombier qui affiche encore « dépannage 24 h/24 » alors qu'il a arrêté les astreintes passe ses soirées à dire non. Un artisan qui n'affiche nulle part qu'il fait maintenant la rénovation complète de salles de bains ne reçoit que des demandes de petit dépannage.

Le travail de ce soir, ce n'est pas d'embellir votre site. C'est de le rendre vrai.

Les trois informations à corriger en premier (un quart d'heure)

Ouvrez votre site sur votre téléphone, page par page, et chassez ce qui a changé.

Vos coordonnées et vos horaires. Le numéro doit être le bon et il doit être cliquable : sur un téléphone, on appelle en touchant le numéro, on ne le recopie pas. Vérifiez aussi l'adresse e-mail : une boîte que vous ne relevez plus est pire que pas d'adresse du tout.

Votre zone d'intervention, écrite en noms de villes. Pas « région nantaise » ni « et alentours », mais la liste réelle des communes où vous vous déplacez. C'est précisément ce que les gens tapent, avec le nom de leur ville, et c'est ce que vous perdez en restant vague. Ajoutez la limite, franchement : « au-delà de vingt kilomètres, je facture le déplacement » vous fera gagner du temps au téléphone.

Ce que vous faites aujourd'hui. Faites la liste de vos prestations actuelles, avec les mots de vos clients et pas ceux du métier. Enlevez celles que vous ne faites plus. Ajoutez celles que vous avez commencées. Si vous affichez des prix, mettez-les à jour ou remplacez-les par une fourchette honnête, jamais par rien.

Les trois contenus à rafraîchir ensuite (une soirée)

Dix photos récentes de votre travail. Prises au téléphone, en lumière du jour, sans flash. Des vrais chantiers, des vraies finitions, avant et après quand vous les avez. Les images de banque de photos se repèrent tout de suite et elles disent au client que vous n'avez rien à montrer. Demandez l'accord du propriétaire avant de publier l'intérieur de chez lui, un simple message écrit suffit.

Les questions qu'on vous pose au téléphone. Vous les connaissez par cœur : est-ce que vous vous déplacez pour un devis, est-ce que c'est payant, sous combien de temps, est-ce que vous faites les petits travaux, comment on paie. Écrivez-les avec leurs réponses, en cinq lignes chacune. C'est le contenu le plus rentable d'un site d'artisan, et personne ne le fait. C'est aussi ce que les assistants d'intelligence artificielle reprennent quand ils répondent à votre place.

Une preuve datée. Un chantier récent décrit en quelques phrases (le problème, ce que vous avez fait, combien de temps) vaut mieux que dix adjectifs. Si vous avez des avis clients récents sur votre fiche Google, renvoyez-y depuis votre site plutôt que de recopier des citations sans nom. Et si votre fiche elle-même ne ressort pas dans votre ville, six vérifications gratuites règlent souvent le problème.

Le test que personne ne fait, et qui prend cinq minutes

Une fois les corrections faites, vérifiez que le site fonctionne vraiment. C'est là que se cachent les pannes silencieuses.

  1. Envoyez-vous un message par votre propre formulaire de contact. Attendez. S'il n'arrive pas, ou s'il tombe dans les indésirables, vous perdez des demandes depuis des mois sans le savoir.
  2. Touchez votre numéro sur téléphone : l'appel doit se lancer.
  3. Ouvrez le site hors wifi, en 4G, comme vos clients. S'il met longtemps à s'afficher, notez-le.
  4. Cliquez tous les liens de votre menu. Une page vide ou une erreur, c'est un client qui s'en va.
  5. Vérifiez que vos horaires et votre adresse sont identiques sur votre site et sur votre fiche Google. Deux versions différentes, et c'est toujours la mauvaise qui sera lue.

Ce qui ne mérite pas votre temps

Autant le dire : beaucoup de choses qu'on vous vendra ne changeront rien à vos appels.

  • Changer les couleurs ou la police. Personne ne vous choisit pour ça.
  • Ajouter une animation, un carrousel, une vidéo de fond. Cela ralentit le site et cache l'information.
  • Publier un article par semaine si vous n'avez ni le temps ni l'envie. Trois bonnes pages à jour valent mieux que vingt articles abandonnés.
  • Refaire le site entier parce qu'il « fait vieux ». S'il est lisible sur téléphone, rapide et exact, il fait son travail.

Si vous venez de faire les six mises à jour et que le téléphone sonne, arrêtez là. Ne payez personne. Gardez cet argent pour votre matériel ou votre camion.

Quand vous ne pouvez plus rien changer vous-même

Il y a un cas où ce conseil ne suffit pas : quand vous n'avez tout simplement pas la main. Vous ne pouvez pas modifier une ligne sans redemander à quelqu'un, alors vous ne le faites plus, et le site redevient faux au bout de six mois. Le problème n'est pas votre motivation, c'est l'outil.

Chez Scalenvia, un site vitrine se paie une seule fois, 300 € pour une page unique ou 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement obligatoire ensuite, et la première version est créée avant tout paiement : vous la voyez en ligne avant de sortir un euro. Pour la suite, vous choisissez. Une modification ponctuelle démarre à 20 €. L'Éditeur, à 29 € par mois, vous permet de changer vos textes, vos prix et vos photos vous-même. La Sérénité, à 39 € par mois, veut dire que vous envoyez un message et que quelqu'un s'en occupe. Les pages métier détaillent tout cela, par exemple pour les artisans du bâtiment, et la page tarifs donne la grille complète. Sur le budget, le comparatif des prix réels d'un site d'artisan est plus utile qu'un devis.

Commencez quand même par la soirée de corrections. Elle est gratuite, et c'est elle qui vous dira si votre site a besoin d'un remplaçant ou juste d'un entretien.

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