Démarchage web : les 5 questions qui coupent court
On vous appelle pour votre site ou votre fiche Google : les cinq questions à poser, ce qu'il ne faut jamais donner, et la vérification de ce soir.
Il est 12 h 45, le coup de feu commence, et le téléphone sonne. Une voix pressée vous annonce que votre fiche Google va être désactivée, que votre site n'est plus aux normes, ou qu'une offre est réservée aujourd'hui aux commerçants de votre commune. Vous avez trois minutes entre deux services pour décider, et c'est exactement ce que l'appel cherche.
Vous n'avez rien à décider maintenant. Voici les cinq questions qui mettent fin à l'appel en trente secondes, ce qu'il ne faut jamais donner au téléphone, et le quart d'heure de vérification à faire ce soir, gratuitement, que vous ayez un site ou non.
Ce que l'appel cherche vraiment à obtenir
Trois ressorts reviennent toujours. La peur : vous allez disparaître de Google, votre site va être coupé, un concurrent a déjà pris la place. La flatterie : votre établissement a été sélectionné. L'urgence : l'offre se termine ce soir.
Ce que la personne veut obtenir tient en trois choses : un accord dit à voix haute, un moyen de paiement, ou un rendez-vous avec un commercial qui viendra finir le travail. Aucune des trois n'a besoin d'être donnée pendant le service.
Un point utile à connaître : votre fiche Google est gratuite, personne ne peut la désactiver parce que vous n'avez pas payé un abonnement au téléphone, et vous pouvez la gérer vous-même. Si elle n'apparaît pas, les causes sont identifiables et se corrigent sans dépenser un euro, comme expliqué dans les six causes d'une fiche Google invisible.
Les cinq questions à garder près du téléphone
Écrivez-les sur un papier scotché près du poste, ou dans une note de votre téléphone. Elles ne demandent aucune connaissance technique et elles font le tri toutes seules.
1. Quel est le nom exact de votre société ? Demandez aussi le numéro d'entreprise et le site officiel. Un interlocuteur sérieux les donne sans hésiter. Notez-les, vous les chercherez ce soir.
2. Appelez-vous de la part de Google ? Si la réponse est oui, demandez-le par écrit. Votre fiche est gratuite et reste la vôtre, personne n'a besoin de vous vendre un abonnement mensuel pour qu'elle existe.
3. Est-ce un engagement, sur quelle durée, et comment on l'arrête ? La durée, la reconduction automatique et la façon de résilier doivent être dites clairement. Une hésitation sur cette question suffit à raccrocher.
4. Le nom de domaine sera-t-il à mon nom ? C'est la question qui sépare une prestation d'une location déguisée. Le détail de ce qu'il faut vérifier est dans votre site vous appartient-il vraiment.
5. Envoyez-moi tout par écrit, je regarde ce soir. Ce n'est pas une question, c'est la phrase qui termine l'appel. Personne de correct ne s'y oppose. Celui qui insiste pour conclure maintenant vient de répondre à votre place.
Les trois choses à ne jamais donner au téléphone
Un « oui » isolé. Certaines conversations sont enregistrées. Si on vous demande de confirmer votre identité ou votre accord, répondez « je vous écoute » plutôt que « oui ». Vous restez poli sans rien valider.
Un moyen de paiement. Ni numéro de carte, ni coordonnées bancaires, ni code reçu par message. Aucune offre honnête n'a besoin de votre carte pendant que vous êtes en cuisine ou au fauteuil.
Un accès. C'est le plus dangereux et le moins connu. « Je vous envoie une demande d'accès à votre fiche, acceptez-la » ou « donnez-moi les identifiants de votre site » revient à confier les clés de votre établissement à quelqu'un dont vous n'avez pas encore le nom. Un accès se donne par écrit, à quelqu'un que vous avez choisi, et se retire.
Dites-le aussi à votre équipe. Un apprenti ou un serveur qui décroche à votre place peut valider quelque chose sans le savoir. La consigne tient en une phrase : ici, personne ne décide au téléphone.
Le quart d'heure de vérification de ce soir
Rien à acheter, et cela sert même si vous n'avez jamais eu d'appel de ce genre.
- Ouvrez vos relevés bancaires des douze derniers mois et cherchez les prélèvements mensuels liés au web, au référencement ou à un annuaire. Notez le montant et le nom exact du bénéficiaire.
- Pour chaque ligne, posez-vous une seule question : qu'est-ce que cela m'a rapporté cette année ? Si vous ne savez pas répondre, vous venez de trouver où récupérer de l'argent.
- Retrouvez le contrat ou le courriel de souscription et notez la date de reconduction dans votre agenda, avec un rappel deux mois avant. La plupart des abonnements inutiles se renouvellent parce que la date est passée inaperçue.
- Cherchez sur internet le nom de la société qui vous a appelé, avec le mot « avis ». Deux minutes suffisent le plus souvent pour vous faire une idée.
- Demandez à être retiré de leur liste d'appel lors du prochain contact, et bloquez le numéro sur votre téléphone.
- Collez la note « aucune décision par téléphone » près du poste. C'est la protection la moins chère qui existe.
Quand un appel mérite vraiment que vous rappeliez
Tous les appels ne sont pas à jeter, et il serait dommage de rater quelqu'un de compétent parce qu'il a mal choisi son heure. Les signes d'un interlocuteur correct sont simples : il accepte de tout envoyer par écrit, il ne vous met aucun délai artificiel, il connaît votre métier et vous pose des questions avant de proposer quoi que ce soit, et il vous laisse le temps de lire.
Le meilleur test reste le vôtre : rappelez-le un matin calme, avec vos cinq questions sous les yeux. Une offre qui tient debout tient aussi le lendemain.
Ce que devrait contenir l'offre écrite avant que vous signiez
Quand le document arrive, cinq points suffisent à juger. Le prix total, et s'il s'agit d'un paiement unique ou d'un abonnement. Ce qui se passe si vous arrêtez : votre site reste-t-il en ligne, ou disparaît-il. Le propriétaire du nom de domaine. Le délai de livraison. Et ce qui est compris en cas de correction après la mise en ligne.
C'est d'ailleurs sur ces cinq points que se compare n'importe quelle offre, y compris la nôtre. Chez Scalenvia, un site vitrine se paie une seule fois : 300 € pour une page unique, 350 à 500 € pour un site complet, sans abonnement, livré en 7 jours ouvrés. Une première version est mise en ligne et vous la regardez avant de payer quoi que ce soit, avec les révisions comprises pendant la création et 30 jours après. Les montants sont détaillés sur la page tarifs et le contenu exact de la prestation sur la page services.
Et si votre site actuel vous convient, que vos clients vous trouvent et que vous n'avez aucun projet de changement, gardez votre argent. Aucun appel ne doit décider cela à votre place, le nôtre compris. Demain matin, faites juste la première ligne de la liste : ouvrez vos relevés. C'est souvent là que se trouve la plus grosse économie de l'année.
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